Ancêtres Dercourt de Campneuseville

(seine-maritime)

Juliette Dercourt, épouse d'Arthur Pignard, mon arrière-grand-mère paternelle.

****

Une famille de Verriers

1ère génération

JEAN GAMBET se marie vers 1680 avec Nicole Tourneur, en Haute Normandie.

Deux enfants, au moins, viendront au monde :

1) - Jean, marié en 1709 à Marguerite Guichard, (la branche de Fabienne Léguillé),

2) -ANNE, qui va épouser CLAUDE DERCOURT, fils de Laurent et Suzanne Vatelier, le 19 janvier 1712 à Campneuseville (Seine-Maritime), c'est la branche des Pignard.

*****

Sur le rôle de la taille en 1695 à Campneuseville, on découvre les biens de Jean DERCOURT et de son fils. Ils sont propriétaires d'une maison, jardin, un âcre de terre, une vache et 6 bêtes à laine. L'impôt à payer (la taille) est de 15 livres.

Nous sommes sous le règne de Louis XIV.

Il vient de faire construire Versailles, ajouter des ailes au château et désire aménager les jardins où seront plantés des milliers d'ormes, des marronniers d'Inde, des chênes, des tilleuls et cinq millions de pieds de charmille....Les dépenses sont énormes, les impôts aussi !

Mais c'est aussi, la révocation de l'Edit de Nantes. Il s'agit tout simplement de mettre à la porte du royaume de France, des centaines de milliers de protestants, car l'obsession de Louis XIV, c'est de donner à la France son unité religieuse.

 

2ème génération

De l'union en 1712 de Claude DERCOURT et Anne Gambet, naîtront au moins deux enfants, mariés tous deux à Monchy-le-Preux (76) :

1) Marie Angélique : elle convole le 30 juin 1744 avec Jean Prévost,

2) JACQUES, voir paragraphe suivant, mon aïeul,

La France est ruinée par des guerres incessantes. L'hiver 1715 est sibérien, lui-même est la répétition du terrible hiver de l'année 1709. Pendant 30 ans, de 1687 à 1717 l'Europe connaît un petit âge glaciaire. Les étés sont pluvieux, les hivers extrêmement rigoureux. Le sol gelé sur 70cm de profondeur. Tout est perdu : les céréales, notamment le blé, les arbres fruitiers, les vignes. Le gibier est mort de froid, les loups se sont attaqués aux hommes. Il faudrait acheter du blé à l'étranger, mais les caisses du royaume sont vides. Louis XIV décide de faire fondre sa vaisselle d'or, imité par quelques grands seigneurs.

Louis XIV décède le 1er septembre 1715.

La fameuse Françoise d'Aubigné, Madame de Maintenon, son épouse cachée (mais tout le monde est au courant), va s'éteindre à Saint-Cyr le 15 avril 1719 à l'âge de 84 ans.

Le Roi est mort, vive le Roi

 

3ème génération

Jacques DERCOURT, s'unit le 21 février 1746 à Monchy le Preux avec Elisabeth BEAUFILS, fille de François et Marie Godefroy

Son épouse lui donnera au moins cinq enfants :

1) - CLAUDE, mon aïeul, marié à Geneviève Pruvot (paragraphe suivant)

et quatre filles :

2 ) - Marie-Anne mariée en 1786 à Louis Le Mattre,

3) - Cécile Catherine, épouse en 1785 Louis Vallée,

4) - Geneviève convole en 1771 avec Pierre Dénès,

5) - Marie Madeleine, devient la femme de Jean-Louis Lefevre en 1786.

 

Contexte politique :

Au décès de Louis XIV, son arrière-petit-fils Louis XV n'a que 5 ans. Le régent Philippe d'Orléans doit faire face au déficit abyssal laissé par Louis XIV. Aussi, pour remplir les caisses vides, il faut aller chercher l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les particuliers fortunés et, si possible, ne pas leur rendre. Aussi, pour éviter la banqueroute, on tente de réaliser des économies en réduisant les pensions, en taxant quelques grosses fortunes, en emprisonnant quelques spéculateurs, en mettant au pilori quelques fripouilles, mais tout cela n'est qu'une misère au regard du gouffre financier du royaume.

Oui, mais l'essentiel demeure à faire : peupler, ces terres d'Amérique, de Français qui devront retrousser leurs manches afin que soient récoltés denrées et métaux précieux. Pour relever le défi, de nombreux normands s'expatrient pour ces terres lointaines.

Ils quittent la France, le plus souvent en famille, après avoir entassé leurs maigres biens sur des charrettes en embarquant de ports situés en Normandie, comme Rouen, le Tréport, Dieppe, Le Havre... Ils partent parfois par mauvais temps et en Normandie, lorsqu'il pleut c'est pour longtemps. Ils ont beau être accoutumés à ces climats qui vous éclaboussent l'âme, c'est avec appréhension qu'ils montent à bord de cette énorme masse de bois ventrue qui danse sur les vagues.

Le voyage vers la grande aventure américaine, à fond de cale, est périlleux. La navigation est hasardeuse marquée par des coups de tabac. Les caprices de l'océan et les humeurs des vents, parfois violents, font craquer le pont du bateau, mugir les voiles, hurler les cordages. La traversée s'éternise près de deux mois avec le mal de coeur, la nausée et la bile au bord des lèvres et ce sol qui se dérobe, qui roule, qui tangue...! . Peu de distractions à part le jeu de cartes et la prière ânonnée en égrenant son chapelet pour que la coque tienne bon.

"Notre Père qui êtes aux cieux..." .. Certains bateaux sont perdus en route, peut-être coulés ? Cette peur qui les a saisis au cours de ce pénible voyage mettra longtemps à s'estomper.

Et cela dure, à n'en pas voir la fin, pour nos paysans accoutumés à avoir les pieds sur terre, un peu hébétés devant l'immensité de l'univers marin !

Vive la liberté, fini les impôts, le métayage qui asservit, le front courbé devant les Seigneurs du vieux continent.

 

*****

Ils venaient en Acadie, en Nouvelle-France, pour défricher, labourer la terre et en défendre les frontières au nom du Roi Louis.

Soudain, alors qu'ils croyaient mourir de noyade, les marins ont vu apparaître l'embouchure du Saint-Laurent, large comme la Manche et qui n'a rien à voir avec les modestes rivières de France. Et nos voyageurs - ces rescapés - épuisés par le mal de mer et le manque de nourriture, débarquent dans l'été canadien et découvrent leur nouvelle patrie : des indiens à la peau cuivrée, les forêts à l'infini, les terribles hivers, la traque des loutres, martres, castors au chaud dans leur petite fortune de poils et de peau, et ...le danger des tribus Iroquois soutenues par les Anglais.

Au fils des mois et des années, on ne se bousculera pas sur les navires en partance pour ces "paradis". Les pionniers qui arrivent, notamment en Louisiane, sont déçus. Le voyage devient vite un enfer à cause du climat impitoyable auquel ils ne s'habituent pas. Ils fuient vers le Mexique ou la Nouvelle Angleterre.

Alors on y envoie des détenus de droit commun, des vagabonds, des déserteurs, des contrebandiers, des galériens. La peine de mort est commuée en voyage pour la Louisiane !. Les femmes emprisonnées dans les maisons de force pour de multiples raisons (dont la plus banale) débarquent elles aussi dans ce paradis. Puis viendront les orphelines élevées par les religieuses, pourvues d'un trousseau. Les hommes se battent pour les épouser.

Plus tardivement, on découvrira le charme de la Louisiane où les plantations de riz, de tabac et de maïs seront florissantes. On tentera en France, parfois avec succès, la culture de légumes en provenance de ces pays lointains : tomate, pomme de terre, haricot, maïs.

Les villes de Québec et la Nouvelle-Orléans seront construites.

Ne peut-on pas voir là, une première forme de mondialisation ?

Mais les Anglais, gênés dans leur commerce par les colons présents au Canada, décident d'expulser de ce territoire tous les habitants d'origine française installés depuis le 17ème siècle. Ils pensent, en effet, qu'en cas de guerre contre la France (ce qui n'allait pas tarder), ces descendants de Normands, Bretons, Vendéens, .. n'accepteront jamais de se battre contre leurs frères.

Leur déportation est décidée, c'est le "Grand Dérangement" : 15 000 Acadiens, qui ont mis pendant plus d'un siècle les terres en valeur, sont déportés vers les colonies du sud, la Nouvelle Angleterre, la région de Boston. Ils sont traqués, massacrés. Leurs cheptels et leurs récoltes, sont confisqués au profit de la couronne britannique.

Louis XV laisse faire... Les renforts militaires sont insuffisants pour contrer les troupes anglaises fort nombreuses.

****

En 1763, Québec puis Montréal sont aux mains des Anglais. Les guerres sont terminées, l'Angleterre rafle la mise.. ! La France cède aux Anglais : le Canada, les îles du Cap-Breton, les îles du Saint-Laurent, les colonies américaines, la vallée de l'Ohio, la rive gauche du Mississipi, la Dominique, Grenade et les îles Grenadines, l'île de Minorque..

L'ouest de la Louisiane est donné par la France à l'Espagne, qui cède la Floride aux Anglais.

Par contre, la République de Gêne décide de se débarrasser de la Corse et la livre à la France.

Nous sommes en 1768, et un an plus tard va naître, à Ajaccio, un garçon auquel sa mère donnera le prénom de Napoléon.

 

4ème Génération

CLAUDE DERCOURT, tisserand, se marie le 12 janvier 1773 à Monchy-le-Preux (76) avec GENEVIEVE PRUVOT, née dans cette commune, fille d'Antoine et Antoinette Berthe.

Elle mettra au monde au moins deux garçons :

1) - Etienne, tisserand, se mariera le 10 mai 1803 à Campneuseville (Haute Normandie) avec Anne Rosalie Tudot,

2) - AUGUSTIN LAURENT, né le 14 novembre 1775 convolera trois fois à Campneuseville. (mon ancêtre),

L'épouse de Claude Dercourt, Geneviève Pruvot décède prématurément le 8 mai 1781 à Campneuseville.

Il se remarie le 20 février 1791, toujours dans le même village, avec Marie Madeleine Lequen, fille de Jérôme et Catherine Hiesse. Après le décès de son époux, elle se remariera deux fois : tout d'abord avec Jacques Mercier en 1819, et en troisième noces avec Pierre Bruhier en 1824. (descendant de cette branche que l'on va retrouver à St-Evroult)

********

Pendant ce temps là, c'est la Révolution !

En province, c'est le début de la Grande Peur : la rédaction, sur les cahiers de doléances, des griefs reprochés aux Seigneurs a excité les paysans. L'annonce des événements révolutionnaires parisiens sert de déclencheur : dans les campagnes on s'attaque aux châteaux, on pille les abbayes, on massacre aussi.

La peur gagne Versailles mais, aussi, les Députés eux-mêmes. Les voici face aux conséquences de ce qu'ils ont déclenché.

La France est prise de convulsions. La fièvre est dangereuse... il faut calmer le jeu ...!

L'homme le plus riche du royaume, le Duc d'Aiguillon, imagine un stratagème : "et si on abolissait les privilèges féodaux ?". Bien évidemment, il imagine qu'ils leurs seraient remboursés. Dans la nuit du 4 Août 1789, aussitôt dit, aussitôt fait, les Députés, dans ce qu'on pourrait nommer une sorte d'ivresse patriotique proposent :

- l'égalité devant l'impôt,

- l'abolition de tous les droits issus du régime féodal,

- la suppression des servitudes et des corvées, des droits de chasse, de colombier,

- la suppression des droits de main morte, des rentes foncières perpétuelles, des dîmes ecclésiastiques...,

Tout ce qui peut être supprimé, rappelant le régime seigneurial, l'est dans un enthousiasme délirant. On démonte, pierre par pierre la forteresse de la Bastille, symbole même du régime féodal, de la royauté, du pouvoir absolu et les pierres serviront à construire le pont de la Concorde.

Il faut dire que tout le monde lâche du lest d'autant plus volontiers qu'il faut du spectaculaire pour calmer les désordres en cours. Bientôt, il ne reste plus rien à supprimer. Les députés se séparent après avoir, en quelques heures, démonté des siècles d'habitudes, de coutumes, de soumissions, d'excès, d'égoïsme. Ils laissent place à l'imagination, l'innovation, et tous espèrent une vie meilleure.

Dans l'immédiat, pour apaiser les foules, ils proclament le 26 Août 1789 "la déclaration des droits de l'homme et du citoyen".

L'article premier parle de liberté, d'égalité : "les hommes naissent libres et égaux en droits...".

Il est bien précisé "naissent", et non pas "sont", grande nuance ! Les hommes, oui , peut-être, mais les femmes ?

Plus de 230 ans après, on en discute encore... et c'est loin d'être acquis.

*****

Puis, c'est l'épopée Napoléonienne qui se terminera, après des bains de sang sur de multiples champs de bataille à travers l'Europe, par la coalition des armées russe, anglaise, prussienne, autrichienne.

Et c'est la fin : le 5 avril 1814, Napoléon abdique. Le tsar Alexandre et le roi de Prusse entrent dans Paris. Leurs troupes bigarrées campent sur les Champs-Elysées, ils sont partout. On croise des Tartares, des Cosaques, des Sibériens. Leurs petits chevaux poilus étonnent les Parisiens.

Napoléon est exilé à Sainte-Hélène : un petit caillou au milieu de l'Atlantique sud...

C'est la Restauration qui commence. Louis XVIII, frère de Louis XVI monte sur le Trône. Il décède en septembre 1824. Son frère Charles X devient Roi.

 

5ème génération

Augustin Laurent DERCOURT, propriétaire cultivateur, né le 14 novembre 1775 à Campneuseville, se mariera trois fois à Campneuseville :

* en 1808 avec Marie Madeleine Tudot, (branche d'Edgar et Françoise Renoux),

* en 1818, avec Marie Anne Pauchet, (branche de Philippe Longavesne),

* en 1825, le 6 juin, avec Françoise RABEAUX (ma branche, voir paragraphe suivant).

****

* De son premier mariage, Augustin Dercourt aura au moins une fille, Adélaïde, née en 1816, qui épousera en 1838 Pierre BAZIN,

** De son second mariage, naîtra une fille Marie Anne Augustine, née en 1819, qui convolera avec Etienne BAZIN, en 1841, frère du précédent,

*** De sa 3ème union, le 6 juin 1825, à Campneuseville, avec Françoise Rabeaux 30 ans, (fille de Louis Antoine, journalier, et de Françoise Caron, et alors qu'il a déjà 49 ans), viendra au monde un fils prénommé Jean Baptiste né le 20 décembre 1829 à Campneuseville, mon aïeul.

Augustin Dercourt décède à Campneuseville le 20 janvier 1855, alors que Françoise Rabeaux a quitté ce monde quelques années avant lui, le 17 janvier 1850.

****

Mais pendant ce temps là :

Charles X est un ultra-royaliste. Il se fait sacrer à Reims, comme au bon vieux temps de la monarchie absolue et arbore la cocarde blanche. Il veut, entre autre, indemniser les aristocrates pour la perte de leurs biens pendant la Révolution, museler la presse, remettre des ecclésiastiques à la tête des lycées et des universités. Il ferme l'Ecole Normale.

Face à cet inquiétant recul des acquis de la Révolution, l'opposition s'organise. Allumer une bombe n'aurait pas fait mieux !

Le peuple, quant à lui travaille, de l'aube au soir. Il souffre et ne récolte presque rien malgré tous ses efforts, à peine de quoi manger. Il y a la montée du prix du pain, la baisse des salaires, l'accroissement du chômage. L'explosion sociale n'est pas loin, c'est le "trois glorieuses", les 27,28,29 juillet 1830, le peuple fait la révolution. Charles X est déposé.

Alors vient Louis-Philippe et la Monarchie de Juillet. Il s'entoure de banquiers. L'industrialisation progresse, la misère s'accroît. Partout l'agitation sociale menace en même temps que l'industrialisation se développe. L'industrie du fer est en plein essor. C'est l'époque et la naissance d'usines métallurgiques, mais les conditions de travail y sont déplorables voire inhumaines. La misère est immense, la plupart des logements ouvriers sont des taudis.

Seule une nouvelle révolution permettra de diminuer les journées de quinze ou dix-huit heures, sans repos, sans vacances, sans protection sociale. Les salaires sont dérisoires et ne couvrent pas les besoins du ménage. Des enfants de cinq-six ans travaillent et meurent dans les mines, sous les métiers à tisser et dans les verreries...

Des écoles sont cependant créées : l'école publique et l'école libre. Elles feront reculer l'analphabétisme et contribueront à donner un véritable envol à la langue française.

Louis-Philippe, né sous une bonne étoile, fait l'objet de six attentats dont il se sortira toujours indemne. Puis, après une nuit d'émeute, il abdique.

Il va décéder dans son lit le 26 Août 1850, exilé en Angleterre.

Le peuple qui souffre obtient une deuxième République et réclame le drapeau rouge. Par prudence, le drapeau tricolore est cependant maintenu. Le peuple espère que sa condition va s'améliorer. Tout va très vite, le suffrage universel est effectif, tous les Français doivent voter. Mais le France est encore un pays rural et les paysans ne sont pas des révolutionnaires, mais des conservateurs. Aussi, Charles-Louis-Bonaparte, neveu de Napoléon est élu par 74 % des voix, pour quatre ans comme le prévoit la nouvelle Constitution.

Mais comment rester au pouvoir après ces quatre années ? Telle est la question qu'il se pose ?

 

6ème génération

C'est dans un tel contexte que Jean Baptiste DERCOURT, quittant le métier de cultivateur de son père, deviendra bûcheron puis tailleur de verre dans la verrerie toute proche de Campneuseville, probablement celle de Courval. Né le 20 décembre 1829, il se marie le 21 février 1853 dans la commune qui l'a vu naître avec Désirée Florentine PAYENNEVILLE, fille de Nicolas, et Marguerite HENRY, cultivateurs.

Elle lui donnera au moins trois enfants, deux filles et un garçon :

* 1856 : Philigone, Albert, Octave,

* 1863 : Paul Amédé Gaston,

* 1866 : Juliette (mon aïeule), épouse Arthur Pignard le 17 octobre 1884.

Mais les verreries fonctionnant toujours au bois sont devenues obsolètes. Elles fermeront les unes après les autres et les meilleurs ouvriers sont délocalisés par des accords patronaux entre la verrerie de Courval en Haute Normandie et celle de St Evroult-Notre-Dame-du-Bois ou de Tourouvre, en Basse Normandie.

Vers 1870, le couple Dercourt est contraint de quitter la région de leurs ancêtres et la vallée de la Bresle (en Seine-Maritime), pour s'établir dans l'Orne où d'autres verreries, modernisées, fonctionnent désormais au charbon, la houille venue du sol.

La guerre de 1870 obligera les patrons à fermer les verreries faute d'approvisionnements et de débouchés commerciaux, laissant les familles ouvrières dans la plus grande misère le temps du conflit.

****

Jean-Baptiste quitte ce monde, à 54 ans, le 30 avril 1884 et son épouse Désirée le 13 août 1901, alors âgée de 68 ans. Ils sont tous deux inhumés dans le cimetière de St-Evroult-Notre-Dame-du-Bois dans l'Orne. La famille ne retournera jamais en Haute-Normandie.

 

 

 

7ème génération

 

JULIETTE DERCOURT épouse, le 17 octobre 1884, dans l'église de Saint-Evroult, Arthur Pignard. Le couple aura, au moins, quatre enfants :

1) Henry, la branche de Jean-Jacques Rousset,

2) René, mon grand-père paternel, marié à Madeleine Gosnet, (ma branche)

3) Thérèse, sans descendance,

4) Bérengère, la branche de Joëlle Kuoch,

 

Arthur est employé comme ouvrier verrier pendant 35 ans dans la verrerie de St-Evroult-Notre-Dame-du-Bois. Mais, les conditions de travail sont des plus pénibles malgré le paternalisme qui va régner en maître pendant de longues années, mettant l'ouvrier à la merci du patron, alors que les loisirs et les congés n'existent pas.

Aussi, utilisant le droit de grève qui vient de leur être accordé, comme seul moyen de pression, les travailleurs commencent à faire entendre leurs revendications, avant tout salariales. S'installe, alors, un sérieux bras de fer entre patrons et ouvriers qui durera jusqu'à la guerre de 1914.

La verrerie connaîtra de grosses difficultés pendant et après la guerre de 1914/1918, et fermera définitivement ses portes en 1935.

Entre temps, Arthur et Juliette se seront séparés, celle-ci venant s'installer seule sur la région parisienne où elle sera rejointe par ses enfants.

Arthur décède le 18 août 1939, accidentellement en tombant dans une mare à l'âge de 78 ans. Il est inhumé à Saint-Evroult, la ville où il s'est marié et a élevé ses enfants.

Juliette, quitte ce monde le 11 mai 1950, à Aubervilliers. Elle a 83 ans.

 

Juliette Dercourt vers la fin de sa vie, avec ses arrières petits enfants

 

8ème génération

René PIGNARD épouse Madeleine GOSNET, ils ont 7 enfants : Maurice, Roger, Odette, Renée, Paulette, Germain, Raymond,

 

9ème génération

Maurice PIGNARD convole avec Arlette NEY,

 

10ème Génération

Eliane PIGNARD se marie avec Daniel LACHAIZE

 

11ème génération

Valérie Lachaize

 

12ème génération

Aurélie Gaudin et Godia Ferret

******

patronymes de la famille DERCOURT (arrière-grand-mère paternelle)

BEAUFILS, BELLOMME, BELHOMME, BERTHE, CARON, CHIVé, DAVID, DELLIENNE, DERCOURT, DUBOC, DUBOS, FLAN, FRANCOIS, GAMBET, GAVELLE, GODEFROY, GOMARD, GUICHARD, GRUMELLE, GRUME, HENRY, HIESSE, HERBERT, LAMBERT, LANGLOIS, LEFEVRE, LEROY, PARé, PAUCHET, PETIT, PAYENNEVILLE, PERIES, PERRIER, POUPART, PRUVOT, RABEAUX, TAQUET, THROUDE, TOURNEUR, TREHET, VATTELIER, TELLIER, VIGNON,

 

pour la généalogie DERCOURT, voir le site "http://gw.geneanet.org/elianepignard"

voir la biographie Dercourt : cliquez ici

*****

retour à la page d'accueil