Les Ancêtres d'Edgar

Valère Renoux, père d'Edgar 1914

19 août 1844 Campneuseville (76)

Naissance de Louis-Chéri (quel joli prénom), grand-père d'Edgar, qui deviendra tailleur de verre à la verrerie de Courval en Haute-Normandie. La verrerie est une des activités essentielles de cette région, c'est-à-dire depuis la nuit des temps et avant même l'époque des cathédrales pour lesquelles les verriers fournissaient les vitraux et devenaient ainsi des artistes.

10 juillet 1878 Campneuseville

Mariage de Louis-Chéri avec Eugénie Lesure, (fille d'Antoine et de Marie Félicité Robard)

7 septembre 1886 à Campneuseville

Louis-Chéri décède de la fièvre typhoïde, car à l'époque il n'y avait pas l'eau courante et l'eau de la mare ne devait pas être aussi claire et potable que prévu !

Pour subsister, sa grand-mère Eugénie élève des enfants de l'Assistance publique de Paris, ces enfants trouvés qui mouraient souvent pendant le long trajet entre la capitale et la lointaine Haute-Normandie.

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10 décembre 1880 à Campneuseville

Louis Valère, le fils de Louis-Chéri, voit le jour dans le village de ses aïeux. Dès son 14ème anniversaire il travaillera comme souffleur de verre dans une verrerie de la région puis, à l'âge de 20 ans, fera son service militaire qui, à l'époque, durait 3 ans.

1903

A son retour de l'armée, Valère s'installe comme sabotier pour fabriquer des "limoges", des sabots à talons et à dessus de cuir. En effet, à Campneuseville, au début du 20ème siècle, il n'y avait pas moins d'une dizaine de sabotiers, en raison de la proximité de la forêt. Ils livraient leurs marchandises dans toute la région, notamment à Rouen et Amiens, et leurs sabots s'écoulaient aussi facilement que, de nos jours, une paire de "nick".

29 juillet 1905 à Campneuseville

Mariage de Valère avec Jeanne Duchaussoy, fille de Casimir et Caroline Bazin (branche Dercourt), une famille de verriers depuis plusieurs générations

17 mars 1906

naissance d'Edgar

1910

Du coté de Jeanne Duchaussoy, la mère d'Edgar, les garçons sont verriers. L'une des filles sera institutrice et les deux autres vécurent quelques années en Angleterre. L'une se trouva employée par la Compagnie transatlantique "Le Havre-New-York", l'autre devint interprète auprès de la Croix-Rouge.

Sa mère aidait souvent à la préparation des repas pour les nombreuses fêtes familiales, locales ou de chasse, qui se déroulaient dans le pays. Les chasses étaient particulièrement spectaculaires avec les chevaux pomponnés comme un jour de foire. Les sonneurs portaient les cors en bandoulière tandis que les cavaliers, habillés de rouge, étaient précédés d'une meute de chiens tous identiques mais qu'ils connaissaient chacun par leur nom.

Août 1914

C'est le début de la guerre, la mobilisation générale. Bien que déjà âgé de 35 ans, Valère le père d'Edgar est mobilisé comme caporal-mitrailleur, chef de pièce. Il sera en première ligne et donc très exposé.

Les hommes durent partir y compris l'instituteur qui menait ses élèves d'une poigne de fer et à la baguette, instrument dont il ne manquait pas de jouer sur les oreilles, la tête ou sur le bout des doigts, selon la gravité des faits reprochés. Il fut remplacé par l'institutrice et les classes de filles et de garçons furent réunies pour la première fois. La discipline s'en ressentie fortement.

1915

Comme partout, sur le front, nombre de ses amis sont tombés dès les premiers mois du conflit. Louis Valère était au milieu de ces héros innombrables qui mouraient, comme des chiens, dans la boue des tranchées. Puis, il fut blessé d'une balle allemande qui le transperça de part en part et qu'il retrouva dans son havresac. Elle était passée dans un tout petit espace entre le coeur et le poumon. Il avait eu une chance inouïe !

1916

Pour ces blessures, il obtient les palmes et une citation à l'ordre de la nation.

A peine requinqué, le père d'Edgar fut renvoyé très vite sur les champs de bataille, faisant office de porteur de munitions, de vivres, de tout ce qui fait que la vie militaire est possible. Au moins, il n'était plus sur le front.

14 octobre 1918 à l'Hopital de Coincy (Aisne)

Affaibli par les conditions sanitaires déplorables rencontrées pendant ces quatre années de Guerre, pataugeant dans la boue des tranchées, grelottant de froid pendant les hivers et trop souvent mal nourri, Louis Valère le père d'Edgar décède, quelques jours avant la signature de l'armistice, de la grippe espagnole, cette maladie contractée sur le front qui provoquera en France 400 000 décès venant s'ajouter à l'hécatombe des champs de bataille.

Coté français, cette guerre aura coûté pas loin de un million cinq cents mille morts. A peu près autant coté Allemand.

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patronymes de la famille RENOUX

BARSENNE, BAZIN, BEAUFILS, BEUVAIN, BERTHE, BOILLET, BOYENVALLE, CAUCHON, CHIVé, CORDIER, CRIMET, CUVELLIER, DEBULEUX, DEFER, DELARUE, DEMIANI, DEMIANNAYE, DERCOURT, DIGEON, DUBUC, DUCHAUSSOY, DUMONT, DURIEUX, DUVAL, FLAN, FRANCOIS, GAMBET,GAVELLE, GERVOIS, GODEFROY, GOMARD, GOURDAIN, GREMONT, GREMONT, GUICHARD, HIESSE, LAMOSTE, LANGLOIS, LEFEVRE, LEGER, LEQUEN, LESURE, MANTEL, MASSé, MONORI, MONNIER, MOUNIER, PAVIS, PAVI, POILLY, PRUVOT, RENOUX, ROBARD, SOULLEZ, TASSEL, TILIER, TOURNEUR, TUDOT, VALLéE,VATEBLED, VATTELIER-TELLIER, VATINIER, VATIGNEZ, VATINEL, VIEL,

pour la généalogie des familles citées voir le site : "http://gw.geneanet.org/elianepignard"

 

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