Ancêtres Gosnet

une famille d'agriculteurs

Madeleine Gosnet épouse de René Pignard ma grand-mère paternelle

Guerres en Normandie

Un peu d'histoire

Dès l'an 870, des raids de bandes normandes et vikings remontent les fleuves côtiers, dévastant villages et monastères. De puissants châteaux forts s'élèvent alors pour assurer la défense des populations et, les chefs locaux, s'appuyant sur la possession d'un site défensif, imposeront l'hérédité de leur charge, donnant ainsi naissance au régime féodal.

Mais les guerres incessantes entre Bretons et Normands durèrent encore longtemps, pour savoir, entre autre, si le Mont-Saint-Michel, lieu de pèlerinage célèbre au Moyen-âge, se situe en Bretagne ou en Normandie ?

Longtemps, les bandes de Bretons pillards resteront toujours prêtes à se jeter sur l'Avranchin. Tout cela cesse, au commencement du XIème siècle, lorsque le Duc de Normandie reçoit le Duc de Bretagne, à Rouen, avec les plus grands honneurs et lui donne de surcroît, sa soeur en mariage. Puis, lui même épouse quelques années après, au Mont-Saint-Michel, la soeur de Geffroi, Duc de Bretagne, en lui constituant une dot princière. C'est l'intérêt et non l'amour qui noue les mariages. Richard 1er se borne, dès lors, à protéger la frontière entre les deux provinces et s'emploiera à fortifier le Mont-Saint-Michel en même temps qu'il agrandira le monastère.

Les relations entre les deux Ducs deviendront plus qu'amicales..., mais la rancune engrangée pendant des siècles entre les deux populations allait perdurer longtemps. Pourtant, les Normands ont déjà assez à faire chez eux pour défendre leur indépendance contre le Roi de France puis, plus tard, contre les Anglais.
L'ensemble de la Normandie sera annexée définitivement à la couronne de France dès 1204, mais le comté du Perche n'y sera rattaché qu'en 1226. La guerre de Cent Ans de 1337 à 1457 entre Anglais et Français fera des ravages importants et anéantira la quasi totalité de la noblesse Normande. Les princes de sang seront tués, chassés de chez eux ou faits prisonniers.

Après la reprise de Bellême vers 1420 par Warwick, c'est une grande désolation dans tout le pays percheron, car si tous les chefs et capitaines de la région sont morts au cours de ces guerres incessantes, l'invasion anglaise fera cruellement sentir sa domination sur le pays.

Aussi, prenant prétexte du retard dans le paiement de leur solde, les Anglais se croiront tout permis et pilleront sans pitié les campagnes. Tout leur est bon : chevaux, bestiaux, blés, boissons, chars, foins et avoine, même les personnes. Partout ils exerceront, tant en Normandie que dans le Perche, des violences inouïes et d'inqualifiables excès. Rapidement y règnera la désolation et le duché va subir une dépopulation effrayante.

 

 

Introduction

La famille GOSNET puise ses racines dans le Perche. Elle est originaire de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (Orne), à 20 kms au sud de la ville de Mortagne. Nous la trouvons installée vers les années 1650, sachant que les seigneurs de Bellême, séjournant au château du bourg qui porte le même nom, sont depuis plusieurs siècles déjà, puissants et craints.

L'histoire des "TALVAS" de Bellême dépasse en horreur celle des pires tyrans. Les seigneurs sont des privilégiés qui tiennent leurs fiefs directement du Duc de Normandie, moyennant l'hommage et le service militaire (équipement et nourriture à leurs frais), mais aussi le service de cour. Ces services sont réputés honorables et nobles, et c'est cela qui qualifie la noblesse.

Il leur est interdit de travailler sous peine de perdre leur état de noblesse. Ce sont exclusivement des guerriers et, à ce titre, ils paient "l'impôt du sang". C'est pourquoi, bon nombre d'entre eux mourront de mort violente, la plupart du temps sur les champs de bataille.

En principe, les Ducs de Normandie sont sous la Suzeraineté du Roi de France, mais dès la conquête de l'Angleterre par les Normands, ils seront rivaux ou alliés suivant les circonstances. Les seigneurs Normands se diront vassaux du Roi d'Angleterre plutôt que du Duc de Normandie et ils auront les mêmes devoirs vis-à-vis du Duc que celui-ci à l'égard du Roi.

Au milieu du 10ème siècle, la Normandie est une des plus vastes provinces qui gardera pendant encore longtemps son indépendance. Plusieurs Ducs de Normandie seront couronnés Rois d'Angleterre et certains Rois d'Angleterre réclameront la couronne de France.

Pour ceux qui tiennent de grands fiefs, comme les Seigneurs de Bellême, il s'agit de petits états dans le grand, avec des chevaliers qui sont des sous-vassaux, ou arrière vassaux, c'est-à-dire ce que l'on appellera plus tard "la petite noblesse de province".

Leurs revenus sont en général de même nature que ceux du Duc : produits des terres qu'ils font exploiter pour leur compte et impositions en tous genres : cens, redevances en nature, taille, aides, dîmes, reliefs, tonlieu, péage, droits de justice, confiscations, amendes de toutes sortes. De plus, les Ducs trouvent toujours des prétextes pour lever des taxes extraordinaires, qui parfois, tournent définitivement en coutumes.

 

première génération : une famille de tisserand de St Martin du Vieux Bellême

 

Pierre I GOSNET, tisserand, probablement fils d'Aldry (décédé en 1652), est né en 1634. Il quitte ce monde le 19 juillet 1704 dans la commune qui l'a vu naître, à l'âge supposé de 70 ans. Il a épousé vers 1670, toujours dans le même bourg, Anne MAUGER née vers 1631. Elle s'éteint, à 72 ans, quelques mois avant son mari, le 29 mars 1703.

De cette union trois enfants au moins atteindront l'âge adulte et se marieront tous à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême :

*1) Jeanne, née en 1673.

Elle convole le 9 février 1700, à St Martin, avec Michel Pierre, né vers 1679, fils de Pierre et Jeanne Petitbon, petit fils de Robert et Catherine Tarot. Elle décède le 23 août 1710 et son époux se remarie le 5 avril 1712 avec Charlotte Plessis, toujours dans la même église. Il quitte ce monde le 2 octobre 1744 toujours dans le même bourg.

*2) JACQUES (voir paragraphe suivant mon aïeul)

*3) Pierre II, tisserand comme son père avant lui, né vers 1680.

C'est dans l'église de ce village qu'il convole le 24 juillet 1703 avec Madeleine Orgeval, fille de Jacques et Anne Fortin. Son épouse décède le 4 novembre 1749 et lui quelques mois après le 21 janvier 1750.

La famille Orgeval sera liée par d'autres mariages avec les GOSNET, notamment Louise Orgeval qui épousera le 16 septembre 1732 Jean Gosnet, marchand, fils de Jacques et Marguerite Tarot.

 

deuxième génération : Jacques GOSNET, tessier, né en 1676, décède le 9 avril 1730.

Il s'est marié le 21 février 1702, à 26 ans, avec Marguerite TAROT, 20 ans, fille de Pierre et Marguerite GUEUX. Sa femme lui survivra jusqu'en octobre 1752.

Les témoins du mariage sont : Pierre Gosnet, frère de l'époux, Jacques Evezard, son cousin germain, Robert Michel et Jacques Gueue, les oncles de l'épouse. Le marié signe l'acte de mariage. Par contre, l'épouse ne sait pas signer.

Toute leur vie se déroule à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême où ils sont nés et décédés. De leur mariage ils auront au moins six enfants :

* 1) Pierre III, né vers 1704,

Il épouse le 23 mai 1730, toujours dans la même commune, Charlotte Mercier originaire de Saint-Laurent de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), fille d'Alexandre et Marie Jouvet. Ils auront 10 enfants.

*2) JEAN notre aïeul, voir paragraphe suivant,

*3) Marguerite, née en 1713.

Elle se marie le 7 juin 1735 avec Etienne BAILLEUL, étaminier, originaire du même bourg, fils d'Etienne et Jacqueline Gibierge. Ils auront au moins quatre enfants.

*4) Jeanne, née en 1720,

elle s'unira le 21 juin 1740 à François TOUTRIE, originaire de Condé-sur-Huisne, fils de François et Françoise Goudet.

*5) Jacques décédé à 22 ans, le 20 septembre 1736, sans postérité,

*6) Marin, quitte ce monde à 33 ans, le 10 juin 1743 sans postérité.

 

troisième génération : Jean I GOSNET, marchand, né en 1710,

Il décède le 12 janvier 1809 à plus de 90 ans, dans le même bourg.

Il se marie deux fois.

=> 1ère union : à 35 ans, il s'allie le 16 septembre 1732, à Louise Chevallier, fille de Louis, manoeuvre et de Luce Anne Orgeval. Elle quitte ce monde à 35 ans le 16 avril 1752, après avoir mis au monde au moins neufs enfants, tous nés à St- Martin. Cinq parviendront à l'âge adulte et se marieront, quatre décéderont précocement.

1) Louise née en 1735, mariée à 21 ans, le 13 janvier 1756 avec Louis Cottin, fils de François et Louise Grillon,

2) Marguerite, née en 1736, mariée à 24 ans le 5 février 1760 à François Geslain, sabotier, fils de Jean et Marie Davenne.

3) Françoise se mariera deux fois : le 31 janvier 1769 avec Julien Hervé, fils de Pierre et Jeanne Virlouvert, et celui étant décédé, le 9 juillet 1782, avec Jean Guérin, originaire de St-Cyr-la-Rosière, fils de Charles et Françoise Massard,

4) JEAN II, voir paragraphe suivant, mon aïeul,

5) François, marié le 21 février 1775 à Anne Pilou, fille de Jean et Jeanne Pigeard,

6) Luce, décédée le 28 août 1743, à l'âge de 5 ans,

7) Jeanne décédée le 12 octobre 1756 à l'âge de 16 ans,

8) Jean décédé le 21 juillet 1942, à 18 mois,

9) Marie, quitte ce monde le 10 janvier 1765 à l'âge de 20 ans.

=> 2ème union : JEAN épouse en seconde noce, à 46 ans, le 17 février 1756, Jeanne ou Anne Huttin, 32 ans, fille de Pierre tisserand et de Barbe Dourdoigne. Elle décède le 21 janvier 1771 après lui avoir donné deux enfants au moins, ils se sont mariés à St Martin.

1) Françoise, mariée à 33 ans avec François Denin, filotier, le 30 Août 1785, fils de Pierre et de Anne Michel. Elle décède à 36 ans. L'époux se remarie le 2 août 1791 avec Marguerite Virlouvet.

2) Jacques, laboureur, épouse le 22 janvier 1782, Marie Clotet, fille de René, maréchal, et de Marie Leroux.

 

quatrième génération : Jean II GOSNET, laboureur, né vers 1733,

Jean se marie dans le coeur de l'église de St-Martin-du Vieux Bellême le 6 juillet 1773 avec Marie Anne Pilou, fille de Jacques, laboureur et de Marie Neveu, originaire d'Appenai. Elle lui donnera au moins trois enfants:

1) FRANCOIS JEAN , (voir paragraphe suivant, mon aïeul)

2) Marie Françoise, décédée le 27 décembre 1784 à l'âge de 3 mois,

3) Pierre Michel, décédé le 3 octobre 1783,

 

cinquième génération : François Jean GOSNET , cultivateur, est né le 14 février 1777.

François, unit sa destinée à 25 ans, le 23 octobre 1803 à St Martin-du-Vieux-Bellême, avec Barbe Françoise Tafforeau née le 11 juillet 1778 à Nocé, fille de Sébastien laboureur-cultivateur et de Barbe Mousset. Il décède à 54 ans, le 21 septembre 1832 à Bellème, tandis que son épouse lui survivra quittant ce monde, à 84 ans, le 15 avril 1862 dans la même ville où elle a mis au monde au moins deux enfants ;

1) Honorine née le 17 mars 1816,

2) FRANCOIS PIERRE (mon aïeul voir paragraphe suivant)

 

sixième génération : François Pierre GOSNET, cultivateur au lieu dit "la Chopinière"

François Pierre est né le 10 septembre 1813 dans la même ville que ses ancêtres et s'y marie à deux reprises :

=> 1ère union : vers 1840 avec Jeanne Marie Madeleine Guittier, née le 3 février 1820 à Dame Marie, fille de Jean Louis cultivateur et de Marie Jeanne Coutant. Jeanne quitte ce monde à 59 ans, le 19 décembre 1879 au Gué-de-la-Chaine (Orne)

=> 2ème union : Il convole dans la même église le 6 septembre 1881 avec Louise Mercier, blanchisseuse, née le 19 juillet 1816 à Avézé dans la Sarthe.

François Pierre s'éteint le 1er avril 1894 au Gué-de-la-Chaine, à l'âge de 80 ans.

De sa première union, il aura au moins 4 enfants : deux filles et deux garçons, tous nés à St Martin.

1) Célestine Léonide, gantière, née le 5 octobre 1844. Elle épouse à 21 ans, le 6 février 1866 à St-Martin, Julien Lucien Baveux, cultivateur,

2) Emilienne Honorine, née le 8 février 1847, se marie avec Eugène Péronnie le 23 Août 1875, au Gué,

3) Emile Lucien Armand (mon aïeul, voir paragraphe suivant)

4) Léon, né le 13 novembre 1853, convole avec Anatolie Virginie Deleuse et décèdera à 42 ans, le 17 décembre 1895 au Gué,

 

septième génération : Emile Lucien Armand GOSNET, cultivateur,

Emile, voit le jour le 17 mai 1848 toujours dans la même localité que ses ancêtres.

Par contre, c'est dans le coeur de l'église de Planches (orne) qu'il épouse le 27 novembre 1875 Victorine Léontine Lebrec, née dans cette commune le 19 septembre 1853, fille de Nicolas Victor et de Marie Claire Tempier, le père de celle-ci étant journalier cultivateur. Ils ont 27 et 22 ans.

Il décède à 54 ans, le 25 avril 1903, et sera inhumé dans le cimetière de Saint-Pierre-des Loges, village ou se situe la ferme "La Réaudière" dont ils sont propriétaires.

Victorine lui donnera sept enfants : quatre garçons et trois filles

1) Charles "Léon" Victor Gosnet, cultivateur, né le 22 juin 1877 à Planches, deviendra l'époux de Blanche Delavigne, dans l'église de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe, village où elle a vu le jour le 27 novembre 1884. Elle est fille de Paul et Noémi Gouhier. Ils ont 28 et 20 ans.

Léon décède à 74 ans le 25 janvier 1951 à St Pierre des Loges,

2) Charles "Paul" Gustave, est né à La Genevraie (village proche du Merlerault et de Planche), le 26 septembre 1880. Il décède à 20 ans le 5 août 1900 à St Pierre-des-Loges au Hameau de la vallée d'une hydrocution, en buvant l'eau de la source alors qu'il avait très chaud et était en nage.

3) Lucienne, est née le 7 mai 1882 à Mahéru, Elle s'allie le 3 janvier 1901 à 18 ans, à Saint Pierre des Loges avec Henri Georges Hurel, 27 ans, cultivateur, né le 12 mai 1873 à St Pierre des Loges, fils de Henry et Hortense Bouffay. Il sera en outre Maire de cette commune et, à diverses reprises assurera plusieurs mandats.

4) Joseph, Julien, Léonard, venu au monde le 13 janvier 1886, à St Pierre, décède brutalement à l'âge de 18 ans, le 27 octobre 1904.

5) Aimée Thérèse, va naître le 18 octobre 1887 à St Pierre et se mariera en 1ère noce avec Emile Julien Morel puis, en seconde noce, avec Gaston Parizé.

6) Marin Rémi Antoine, né le 28 décembre 1892, décèdé le 30 du même mois.

 

7) Madeleine Marie Claire, ma grand-mère née à St Pierre des Loges le 31 mars 1894

 

huitième Génération

Madeleine devient l'épouse de René Pignard le 13 avril 1912 à St Pierre des Loges

neuvième génération

Maurice Pignard se marie avec Arlette Ney

dixième génération

Eliane Pignard s'unit avec Daniel Lachaize

onzième génération

Valérie Lachaize

douzième génération

Aurélie Gaudin et Godia Ferret

 

 

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une famille de cultivateurs

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pour la généalogie GOSNET et les familles alliées, voir le site "http://gw.geneanet.org/elianepignard"

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