souvenirs perso suite : années 1995 à 2013

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En France, de Jacques Chirac à François Hollande ; aux Etats Unis, de Georges Busch à Barack Obama

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1995 : Avant j'étais Blanche Neige, mais j'ai mal tourné !

Après le décès de mon père je me suis lancée dans la généalogie avec passion et détermination.

Pour aucun de mes grands-parents je ne connaissais les lieux, dates de mariage, décès ou de naissance. Seule certitude, ils étaient Normands.

Cela commençait fort, les tombes ne répondaient pas ! Aucune trace...

J'ai plongé dans la grande aventure et cela m'a pris plus de 10 ans pour reconstituer leur lignée ascendante. Tant coté paternel que maternel, mes ancêtres se sont révélés Normand "pur sucre", au moins jusqu'aux années 1600. Pourtant, ne voulant pas me limiter à un alignement de noms, et dates sur un tableau sans âme, j'ai voulu mêler la "petite histoire" à celle de l'histoire locale de la Normandie et en profiter pour "revisiter" la grande Histoire de France.

S'agissant d'explorer leur vie à travers les siècles, puis le temps passant reconstituer celle de mes parents, je suis arrivée, à travers ces derniers, sur mon enfance et mon adolescence. Évoquer mon mariage était douloureux parce qu'élevée dans un monde de pudeur et de discrétion où il n'est pas habituel, comme aujourd'hui, d'ouvrir les placards et déterrer les fantômes..

A part cela, mon job en cette année 1995 m'absorbait toujours autant, et je m'arrangeais pour voyager le plus possible dès que j'avais quelques congés.

J'allais à la découverte de notre belle planète.

 

février 1995 : croisière de Fort de France à Porto Rico

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croisière aux Antilles

Départ de Paris : il neige, un ciel de plomb pèse sur une capitale gelée et grelottante... mais, arrivée à Fort de France sous un soleil radieux......

Retour à Paris après 8 jours de rêve

Je reprends le travail avec plein de soleil dans la tête. Ces voyages sont vraiment mon oxygène.

J'oublie la misère du monde, même si j'en croise une autre, et le vide de ma vie.

 

Octobre 1995 : Chine

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Pékin : la cité interdite

 

La Chine est un pays fascinant, la plus vieille civilisation de notre planète. Cela mérite un petit détour......

Puis retour pour Paris, toujours patraque...

 

1995 : Valérie est de retour d'Angleterre

Valérie ne travaille toujours pas. Elle va mieux, depuis son retour d'Angleterre.

Elle est venue habiter chez son père et occupe ses journées au Club hippique de Chilly Mazarin.

 

Mai 1996 : Arizona, Colorado, voyage au Far-west

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Silverstone

 

Sans doute l'une des plus fabuleuses merveilles du monde : le Grand Canyon, mais ce n'est pas le seul spectacle en Arizona, même si le survol en hélicoptère me laissera un souvenir inoubliable. La beauté sauvage de la nature à l'état pur. Il y a Monument Valley et l'imaginaire des passionnés de westerns avec des Indiens et des villes fantômes datant de la ruée vers l'or.......

A découvrir avec les yeux du coeur et j'ai aimé très fort. Retour à Paris, éblouie...

 

Juin 1996 : un nouveau PDG ! "charmant"...

un petit tour d'hélico avec mon nouveau Président

 

Mes dirigeants que j'ai beaucoup appréciés pendant mes 35 ans d'entreprise sont désormais à la retraite,. Ils ont cédé la place à leur fils que j'ai connu gamin, dès mon recrutement en 1963 et avec qui j'ai toujours eu, jusqu'à présent, d'excellents rapports et parfois des crises de rigolade.

Il cherche de nouvelles méthodes de gestion, une modernisation de l'entreprise, ce que je peux comprendre car la société connaît de nombreux soucis. La concurrence est féroce..

Au fil des mois, une drôle d'ambiance s'installe ! C'est "travailler plus, sans gagner plus", et déjà gagner moins.

Il trouve, en effet, que je suis trop payée..! Il est vrai que les revenus des jeunes générations n'ont rien à voir avec les miens. Mais mon salaire a aussi le mérite de justifier ceux élevés de ses parents, rémunérations qu'il fallait remettre dans le contexte des "trente glorieuses".

C'est pourquoi, de nouveaux recrutements et des jeunes diplômés payés au minimum feront l'affaire. Désormais, comme dans toutes les entreprises françaises, les licenciements feront partie intégrante du paysage quotidien avec l'objectif principal une réduction de la masse salariale et la robotisation des lignes de fabrication.

Si le but est louable, la méthode est forcément difficile. Ainsi, je suis amenée à défendre, devant le Tribunal des prud'hommes, des dossiers de plus en plus tordus.

J'arrive à me demander si mon tour n'est pas programmé ? Dieu, le Diable ou je ne sais qui, en décidera autrement !!

 

4 Décembre 1996 : un certain chariot élévateur

Personne n'est indispensable.

Renversée par un chariot élévateur sur le parking de mon entreprise,--le cariste ne m'ayant pas vue et moi ne l'ayant pas entendu arriver dans mon dos--, je vais faire un malaise carabiné. Les pompiers appelés à la rescousse me transportent aux urgences de l'hôpital de Longjumeau hurlante et gémissante de douleur, à chaque cahot de l'ambulance.

Je souffre tellement que je pense ma dernière heure arrivée.

En même temps, je me dis qu'il vaut mieux mourir vite qu'agoniser pendant des heures.

J'arrive aux services des urgences vers 17 heures, et je vais pouvoir bénéficier d'un lit vers minuit...

Malgré ce laps de temps très long, les médecins, ou plutôt les internes, font un diagnostic erroné, à savoir : multiples fractures du bassin, luxation de l'épaule, et aussi une fracture du cotyle qu'ils ne détectent pas. On tire d'un coup sec sur mon bras pour le remettre en place ce qui me soulage immédiatement alors que les fractures du bassin et les contusions multiples me font atrocement mal.

Pourtant, le lendemain, un kiné m'oblige à me lever et cela me fait tant souffrir que j'ai failli perdre connaissance. Dans les jours qui suivent, de même que l'extrême douleur balaie tout, les moments où elle me laisse un court répit, la peur de mourir me fait m'accrocher à la vie.

Les jours passant, ils s'entêtent à m'imposer des séances de rééducation en affirmant que je tire au flanc !! C'est bien mal me connaître..

Je vais sortir de l'hôpital pour le week-end du 1er janvier.

Appelé à la rescousse, mon médecin traitant me fait réhospitaliser mais cette fois-ci à la Clinique Jacques Cartier de Massy. Un autre plus inspiré que les précédents de Longjumeau découvre la fracture du cotyle et je dois de nouveau m'aliter. Mais, c'est trop tard, le mal est fait. En effet, jamais plus, je ne pourrai marcher aussi facilement qu'avant, malgré un très grand nombre de séances de rééducation.

Le résultat ne se fait pas attendre : désormais je boite, mes os iliaques se sont mal ressoudés.

Claudiquant du coté droit, je suis en arrêt de travail pendant neuf mois. Ce qui augure, un an plus tard, de ma mise en pré-retraite à l'occasion d'un énième licenciement économique déclenché pour cause de récession notoire d'activité. Le chiffre d'affaires de mon entreprise, a été divisé par deux à la suite de la perte d'un gros client ce qui obligera mon jeune PDG à se séparer de la moitié des salariés, cadres inclus.

 

1997 : les scouts de France, mes Loulous, mes "z'amours" !!

Aurélie et Christelle : les scouts

 

Les années passent, Aurélie a grandi et je la vois, désormais, très rarement.

Elle est toujours très occupée faisant partie des scouts de Suresnes. Enfant unique, elle va découvrir les plaisirs du plein-air, du camping, de la camaraderie, des veillées autour du feu de camp, et des grands rassemblements de la jeunesse sous les bons auspices du Pape où l'on exalte la fraternité, comme à Rome.

Les copains, les copines, seront ceux qui lui tiendront chaud dans les moments difficiles : Christelle, Gilles... que j'aurai l'occasion de connaître bien des années plus tard.., notamment en 2010, lorsqu'ils seront devenus adultes.

Des amis sur lesquels elle pourra compter...

Christelle, Gilles, Aurélie, Rémi

Aurélie : premières cigarettes chez les scouts

 

Octobre 1997 : retour au bureau

J'ai repris mon emploi, mais l'absence a été trop longue et mon jeune patron, pas assez sympathique pour me faire croire que je suis la bienvenue malgré mes 35 années passées dans cette société où je me suis tant investie. Rapidement, par ses réflexions minables, et ce que je compris, effarée, être des ordres brutaux sans discussion possible, j'ai réalisé alors, que je n'avais plus de place au sein de cette entreprise.

L'ère du fils est loin d'être celle de ses parents, dirigeants avec qui je suis fière d'avoir travaillé pendant toutes ces années.

Aussi, je n'ai pas l'intention de me laisser terroriser par leur rejeton devenu caractériel car j'ai déjà donné sur ce plan dans un autre registre beaucoup plus personnel.

Et je n'ai pas l'âme d'une martyre.

De plus, sa copine, avocate pénaliste, non habituée à gérer une entreprise industrielle, n'arrange pas les choses lui laissant entrevoir, au moindre problème, un scénario catastrophe ... Il est vrai, aussi, que les temps ont changés !

Dans de telles conditions, je n'aspire plus qu'à une chose : partir en pré-retraite et tourner la page.

C'est pourquoi, dans l'immédiat, je vais me concocter un petit voyage pour me remonter le moral.

 

février 1998 : Cuba

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le bus local

Je formule une demande de congés, que mon Pdg n'ose pas me refuser, compte-tenu du nombre de semaines qu'il me reste à prendre. Voilà presque deux ans que je n'ai pas pris de vacances. Je vais quitter l'hiver parisien : direction Cuba.

Une autre planète, et du soleil !

 

mars 1998 : un petit dernier..... contrôle fiscal

Reste à organiser mon départ, ce qui va demander encore quelques mois.

Je veux partir de mon plein gré, peut-être par orgueil !

Pourtant pour terminer ma carrière, je vais subir le stress d'un énième contrôle fiscal, le dernier de ma longue vie professionnelle.

J'en ai connu un certain nombre, il est vrai : tous les six ans environ...

Le contrôle se termine bien après plusieurs semaines de tension, malgré de nombreux redressements possibles passés à la trappe par un contrôleur fiscal soucieux de "ne pas en faire trop".

 

Avril 1998 : merci Mickey

J'ai 58 ans, 40 ans de cotisations au régime général, et, aucune envie de travailler avec mon jeune PDG.

 

Je suis devenue une extraterrestre, au milieu de tous ces jeunes aux salaires de misère, recrutés depuis quelques années. Un nouveau licenciement économique est programmé . Il va concerner, non seulement le personnel ouvrier et employé, mais également l'encadrement : production, service commercial, comptable...

Mon boss souhaite passer toute la gestion informatique sur "micro" et abandonner l'IBM 400 qui fonctionne merveilleusement bien. Pour lui, c'est obsolète, cela ne l'intéresse pas. En outre, de mon opinion, il n'en a rien à "cirer" me claironne-t-il !

Pourtant, le logiciel qu'il compte mettre en place est une aberration, juste bon pour un épicier.

Comme il n'y connaît rien, il s'entête... Il a cependant quelques doutes et appréhensions sur le bien fondé de sa décision mais il souhaite réduire notoirement les coûts d'exploitation, ce qui, vu le contexte, est devenu indispensable.

Je ne le suivrai pas dans cette démarche farfelue et lui demande de m'inclure dans le licenciement prévu. Ce qu'il refuse dans un premier temps.

Son projet informatique est utopique et inadapté, et il compte sur moi pour essuyer les plâtres. Toutefois, j'arrive à lui faire admettre de s'orienter vers un autre logiciel, mais je ne suis pas disposée à m'investir pleinement comme par le passé. J'en ai trop "bavé" avec l'informatique et surtout, je ne suis plus motivée !

 

La micro informatique

Ainsi, bien malgré moi, je vais entrer dans le monde magique de la micro-informatique..

Mais en une semaine de formation, je ne suis pas devenue une spécialiste !

La micro, c'est la nouvelle génération, rien à voir avec la précédente vague informatique. Tout est nouveau.

Même, s'il est évident et nécessaire d'évoluer, il ne s'agit pas uniquement de traitement de texte pour envoyer un courrier à un client. L'enjeu concerne le fonctionnement global de l'entreprise : l'administratif et le commercial, la gestion du personnel, la production, les approvisionnements, la tenue des stocks et la comptabilité. etc..

Sur ce, et cerise sur le gâteau sur les bons conseils de sa copine avocate, il estime que j'ai un salaire bien trop élevé qu'il souhaite réduire.

C'est sur, c'est pas ainsi qu'il va me motiver !

Je lui ricane au nez et après quelques négociations, ( je n'ai aucune raison d'accepter un tel traitement car j'ai bossé comme une dingue pour cette entreprise). Je serai en définitive licenciée car, en fait, je le dérange, j'en sais trop ou pas assez ?

Je suis désormais un témoin gênant ... du temps de ses parents.

J'ai repéré depuis bien longtemps les turpitudes de mon jeune patron, ses insuffisances, ses faiblesses. Je le connais depuis l'enfance, il veut faire table rase du passé et des anciens collaborateurs pour affirmer son autorité sur une nouvelle équipe.. Ce que je comprends d'ailleurs, car je ne suis pas aussi malléable que les juniors. .

Ceci étant acté, il ne devra pas trop compter sur moi dans l'avenir ! Et il le sait.

 

Prends l'oseille et tire-toi !

J'en ai marre, et je ne veux pas y laisser ma santé. L'ère du dévouement est finie.

On n'a plus besoin de moi : j'avale le choc, j'encaisse mon chèque.

Il n'y aura pas de pot de départ.

Voilà déjà plusieurs années que mon jeune PDG les a interdits... en affirmant : "ils n'ont qu'à le faire, lorsqu'ils rentrent chez eux !!"

Comme cadeau, la société m'offre un micro ordinateur portable, espérant ainsi que j'adhérerai au projet informatique. Ordinateur que mon jeune PDG me demande de lui restituer quelques mois plus tard sous prétexte d'essayer un nouveau logiciel. Malgré ma demande réitérée, il ne me le rendra pas, affirmant qu'il est cassé. Vraiment minable. Son père doit se retourner dans sa tombe car entre temps il est décédé d'une crise cardiaque.

Nouvelle génération de patron ? Je plains les jeunes qui débutent.

 

Mai 1998 : les Assedic, la retraite..

Enfin libérée de toute activité professionnelle....

L'ANPE me renvoie aux ASSEDIC. Je touche des indemnités jusqu'en avril 2000, date de mes soixante ans.

Je passe ensuite, définitivement dans le régime retraite. Pas de problème outre mesure, puisque je suis restée 35 ans dans la même société, cela facilite le dossier !

Les semaines suivantes, je suis intervenue une ou deux fois pour des problèmes ponctuels dans ma société mais dès le mois Août, je n'y ai jamais remis les pieds. Un cabinet extérieur a pris le relais auprès des services comptables réduits au minimum. Sa copine avocate deviendra "conseillère" pour la gestion du personnel, ce qui aurait pu lui coûter très cher devant le Tribunal des prud'hommes, un dossier, mal préparé, sauvé à la dernière minute par miracle. Quant au reste, j'ai tout ignoré volontairement.

Ainsi j'ai quitté le monde du travail pour entrer dans celui du hobby.. et j'ai rêvé de faire mille et une choses.

Pourtant, au fil des jours, le business-blues va me tomber dessus, c'est l'angoisse totale, je suis tétanisée.

J'ai plein de temps devant moi.

Pas seulement des petites miettes éparpillées dans l'année, pas de vacances de-ci de-là. Non, une longue période à me donner le vertige. Alors se pose la question : "que vais-je faire de tout ce temps ?".

Mais, comme cette liberté s'accompagne de revenus garantis et d'une assez bonne forme physique, je commence par me programmer un voyage...

A mon retour, j'aviserai.. la généalogie me tentait.

 

Octobre 1998 : Afrique du Sud et Zimbabwe

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rhino

Je vais tourner la page sur 40 ans de vie professionnelle.

Départ pour Le Cap, 14 heures de vol vers l'Afrique du Sud que je crois être un Eldorado. La vérité, sera bien différente !

 

1998 : Le Puy Notre Dame

un village entouré de vignes du coté de Saumur,

 

 

Je ne voyage plus, depuis un certain temps avec Astrid et son mari, mais je continue de les rencontrer régulièrement : dîners, jour de l'an....

Ce couple d'amis est à la retraite depuis quelques années. Ils ont quitté Paris et sa banlieue du 9-3, acheté une belle maison, une longère, qu'ils rénovent dans un petit village à 300 km de la capitale, du coté de la Loire vers Saumur. Ils m'invitent, à plusieurs reprises, pour un bref séjour afin de me changer les idées. Ils arrivent à me persuader d'acheter une maison près de chez eux pour venir y passer l'été puisque je suis désormais à la retraite. Et, pourquoi pas, quitter moi aussi la région parisienne ?

Un investissement me disent-ils !

La peur d'une existence vide, aux premiers jours de ma retraite, fera le reste pour me décider car ce petit village me rappelait Rozay-en-Brie où j'avais vécu tant d'années. Nostalgie.. ?

Je me suis laissé tenter par une bâtisse abandonnée depuis des décennies, datant du XIIIème siècle, située sur le chemin de Compostelle, dans la partie basse de la ville. La coquille célèbre figure au fronton de la porte d'entrée donnant sur la rue et, je ne sais pour quelle raison, cette maison en ruine m'interpellait bizarrement. Je l'ai complètement rénovée à grands frais.

La plus mauvaise affaire que j'ai pu faire de ma vie !

En définitive, j'allais réussir à me fâcher avec Astrid, que je connaissais pourtant depuis l'adolescence. Je découvrais trop tard que c'était une vraie "emmerdeuse", désirant toujours avoir le dernier mot. Pourtant, je la savais pénible parfois, mais je ne l'imaginais pas à ce point.

Par le passé, lors de vacances prises en commun, ses réflexions désobligeantes, idiotes, avaient attiré mon attention, mais je ne m'en étais pas souciée outre mesure. Je mettais cela sur l'humeur du moment, la fatigue ou un verre de trop,.. que sais-je ! C'était une amie et je lui pardonnais tous ses excès. Depuis, j'ai pu constater que, régulièrement son mari, pour avoir la paix et le temps qu'elle se calme, part en promenade un long moment avec son chien ... ou il lui cède tout pour avoir la paix !

En un mot, elle est caractérielle et impossible à vivre, veut toujours imposer ses idées, sa façon de vivre, ses goûts, ses loisirs. Elle ne vous lâche plus une seconde jusqu'à ce que, épuisés, vous cédiez à ses desiderata. Or, je n'ai plus la patience de me laisser imposer quoique ce soit et encore moins mon mode de vie.

Je voulais "respirer" enfin, et surtout être tranquille..

Dès qu'elle est contrariée, elle pique une crise jusqu'à l'hystérie, ce que je ne suis incapable d'encaisser. Après plusieurs petits conflits pour des histoires banales, ou réflexions désagréables, j'ai décidé, en 2001, de revendre la maison. Cette cession à un médecin s'est faite rapidement, les rénovations étant très réussies.

J'y ai laissé de "nombreuses plumes". Cela m'a coûté un max. Une sacrée sottise que cette acquisition.!

De fait, j'ai pu constater, au fil des années, qu'il est très difficile de côtoyer des couples mariés alors que l'on est célibataire.

Trop de différence de style de vie, de mentalité. .. Bref, une super connerie !

 

Mai 2000 : Andalousie

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deuxième expérience ratée avec une "copine" !!

A la suite d'une dispute avec Michel son nouveau compagnon, Annie, une amie, souhaiterait partir seule, avec moi, au Club Med où elle n'est jamais allée.....Je renâclais un peu, me doutant que ce ne serait pas simple !!

La suite est surprenante.. une semaine décevante.

Ainsi va la vie... On s'aime, on ne s'aime plus, on tourne la page...

Je la laissais à ses amours et j'allais continuer de voyager pour mon plus grand plaisir.

 

novembre 2000 : Madagascar

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la grande pauvreté de la population et la déforestation.

Cette année, je fête mes 60 ans en avril.

J'ai décidé de m'offrir un voyage pour fêter cela, puisque personne ne m'a souhaité mon anniversaire.

 

 

2001 : Loisirs et découverte : voyage .. voyage !!

Je découvre dans le journal de ma commune, une annonce publiée par une association qui organise un voyage en Ecosse mais aussi deux circuits annuels. Ce voyage m'intéresse tout particulièrement car je ne connais pas ce magnifique pays. Je me déplace jusqu'à la permanence qui se tient le samedi dans des locaux appartenant à la Mairie. C'est ainsi que je fais la connaissance de la Présidente qui, après une discussion à bâtons rompus, va me proposer un poste de secrétaire au sein du bureau, poste que j'accepte avec plaisir cherchant toujours des occupations pour meubler mes journées.

Par contre, l'ambiance au sein du bureau est lamentable. Un des membres joue à l'Ayatollah, ce qui débouche sur la démission de la Présidente lors d'une Assemblée Générale plutôt houleuse. J'ai compris rapidement pourquoi celle-ci m'avait sollicitée et après avoir travaillé avec la nouvelle équipe, je découvre l'origine de leur différend : un remboursement de ristournes aux adhérents.

Le nouveau Président élu, bien connu dans ma commune (car sa femme est conseillère municipale), est bien plus aimable, mais l'ambiance ne s'améliore guère. Je démissionne à mon tour en 2003. J'ai réussi, entre-temps, à solutionner leur "guéguerre" sur les ristournes, mais j'en ai assez de la façon dont tous ces hommes profondément misogynes et matchos souhaitent me confier tous les travaux qu'ils ne veulent pas faire.

Je n'ai pas une âme de larbin et je n'ai jamais été une secrétaire à qui on demande d'apporter le café !

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Quelques années plus tard...

Suite à une nouvelle démission, je reprends du service en 2005, comme trésorière cette fois-ci.

Celui avec qui je ne m'entends guère démissionne à son tour. Il nous "usait" !

Un nouveau bureau de sept membres est constitué et l'ambiance s'améliore notoirement.

Les caractères sans concession de l'équipe en place ne nous poussent pas à une grande tolérance, mais plutôt à une grande exigence. La secrétaire elle aussi, a repris du service et nous sommes désormais deux femmes à tenir tête à ces messieurs si nécessaire.. ce qui n'est pas de trop !

Toutefois, comme les projets de voyage ne manquent pas d'intérêt cela permet de redonner un second souffle à l'Association. De plus, les nouveaux jeunes retraités ont des envies d'évasion, de voyages lointains, ça tombe bien.

Nous doublons rapidement le nombre d'adhérents, développant et entretenant ainsi le lien social indispensable au sein d'une petite commune. Au fil des années, je vais effectuer quelques voyages avec eux : Ecosse, Irlande, Côte Almafitaine, Croatie, Côte ouest des USA., Russie.

Je suis ravie car nos Papis et Mamies sont heureux de marcher en rangs serrés, baskets aux pieds, sac au dos ou ceinture banane, appareils photo en bandoulière. Ils s'installent joyeux, midi et soir, à une longue table réservée pour leur déjeuner en mangeant tous le même menu, buvant au même pichet-maison, et sans rechigner.. Retour au car, petite sieste et hop, c'est reparti.

Enfin, quelques minutes pour acheter un affreux souvenir, envoyer une photo à leurs petits enfants pour les narguer ou pour leur dire qu'ils leur manquent. En rentrant de ces périples, ils seront heureux de montrer leurs photos, de participer à la réunion organisée pour passer un film retraçant le voyage. Ils rigoleront, tout en buvant une coupe de champagne pour arroser l'évènement et parleront du prochain voyage.

Anxieux, ils se poseront tous la question "Pourvu que notre arthrose nous permette de partir l'an prochain ?"

Rien à voir cependant avec l'ambiance super cool du Club Med que j'ai connu les années passées...et que j'ai tant aimé.

 

Juin 2001 : L'Ecosse

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L'Ecosse, c'est sauvage, avec des landes balayées par le vent, des moutons en liberté en grand nombre, des lochs reposants, des châteaux prestigieux, des fleurs de toute beauté, des vaches à poil long, des routes étroites bordées de hautes haies de rhododendrons en pleine floraison. Mais aussi une météo capricieuse, des pubs et de la bière, des hommes virils portant le kilt, des dégustations de whisky aux noms introuvables ailleurs.

Le fond de l'air est frais, mais j'ai adoré. J'aurais bien prolongé avec plaisir, c'était trop court.

 

Août 2001 : Le Canada

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Bienvenue chez nos cousins d'Amérique.

les chutes du Niagara

Un voyage un peu décevant malgré le beau temps. Trop de touristes, sauf le Québec que j'ai particulièrement aimé. .....

 

 

11 septembre 2001 : New-York

 

9 heures à New-York, 15 heures à Paris

Devant ma télévision en cet après-midi de fin d'été, je vois, dans le ciel de Manhattan, les avions percuter les deux tours du Word Trade Center à New-York. Happée, hypnotisée, scotchée devant mon poste, puis effarée, terrifiée, j'assiste à la fuite des habitants pris de panique et à l'effondrement des bâtiments qui vont ensevelir 3000 personnes dans des conditions épouvantables. .

Toute la journée, la télé repasse en boucle l'avion qui fonce tout droit sur la tour nord, qu'il percute, pénètre avant d'exploser, séparant les derniers étages de toute possibilité d'évacuation. Quelques instants plus tard, un autre avion s'encastre dans la tour sud. Entre temps, un troisième avion s'écrase sur le Pentagone tandis qu'un quatrième appareil se crashe en Pennsylvanie, évitant de justesse une nouvelle catastrophe, en principe prévue sur la Maison Blanche.

Le monde entier est sous le choc. L'Amérique bascule dans l'horreur et perd son innocence !

Moi qui ne m'intéresse que superficiellement à la politique, je désire tout savoir de Ben Laden dont je n'ai jamais entendu parler. Je souhaite comprendre un peu mieux pourquoi les Etats-Unis, que j'admire tant depuis que j'ai visité l'Arizona et le Colorado, en sont arrivés là avec le Moyen-Orient que j'aime tout autant. Parcourir le Yémen m'a laissé un souvenir éblouissant et nous n'avons jamais ressenti d'animosité de la part de la population alors que nous campions dans des lieux parfois reculés de tout. Éventuellement, en cette année 1990, nous aurions pu nous faire dévaliser, mais sûrement pas assassiner, par des bandes bédouines aux confins de l'Arabie Saoudite sur l'ancien site de la Reine de Saba.

Depuis, cela a bien changé.

Comme toujours, les journalistes, en fonction de leur idéologie respective, donnent des versions différentes, parfois opposées, occultant partiellement les faits. J'achète des livres traitant du sujet, je veux comprendre pourquoi les Occidentaux se sont mis dans un tel merdier qui va changer le monde.

Ben Laden est désigné principal suspect de ces attentats. La "croisade contre les forces du mal afin d'éradiquer le démon du terrorisme" est engagée par Georges Bush, ce qui conduira rapidement l'armée américaine en Irak.

Lest's roll ! la nouvelle devise américaine.

*****

C'est à partir de ces faits gravissimes que je prêtais une attention plus attentive à la politique de la France et du monde en général.

Peu d'hommes politiques attirent mon estime.

Malgré que je ne me croie pas être de gauche, Robert Badinter, Hubert Védrine et Jacques Attali représentent, pour moi, un certain réalisme et une vision claire des choses de ce monde. Ils ne sont pas prisonniers d'une idéologie à oeillères les abaissant à faire de la démagogie politicienne.

Simone Veil attire tout mon respect.

A droite, je cherche .. Jupé, peut-être. Mais, il commence à prendre de l'âge.. Quant à Sarko, reste à voir..?

 

Février 2002 : Côte d'azur

8 jours : la fête du citron à Menton, Monaco, et le carnaval de Nice.

Un petit circuit initiatique en autocar, moi qui ne connais pas la Côte d'Azur.. découverte de ses festivités.

Carnaval de Nice... que de monde ! Bof, bof..

Menton et sa fête du citron

 

Mais j'ai préféré Menton et son marché fleuri, après Monaco et son jardin exotique..

Retour vers Paris par la route Napoléon et ses beaux paysages des Alpes en été.

 

 

Juin 2002 : Les Fjords Norvégiens

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J'ai envie de nature, de lacs, de fjords, de montagnes enneigées. Je choisi la Norvège. Il fait un temps radieux.

C'est la beauté à l'état pur..

 

Novembre 2002 : Birmanie

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Bagan

Voilà plusieurs années que je m'interroge : Y aller ou pas ? Boycotter la Birmanie, est-ce le meilleur service à rendre à sa population ?

Pays gouverné par une junte militaire, fonctionnaires corrompus, répressions, ... Ne pas y aller, c'est se boucher les yeux et condamner le pays à ne pas évoluer. Le tourisme est le seul contact extérieur des Birmans, et le seul moyen, aussi, de parler de la Birmanie.

J'ai donc décidé : j'y vais..........

 

Mai 2004 : Papy part dans les vignes

 

Mon "ex" est expulsé de son appartement de Massy et l'immeuble vendu en lot.

Le prix est très attractif mais il ne veut pas acheter ! D'ailleurs a-t-il encore l'argent engrangé lors de notre divorce, soit la moitié de la valeur de tous nos biens ? Il ne semble pas, et il est tellement pingre que cela doit le déranger d'investir.. Il n'a jamais voulu.

A mon grand étonnement, il trouve à se reloger du coté d'Angoulême au beau milieu des vignes, comme 'gardien' d'une propriété en rénovation appartenant à des soi-disant "amis" habitant toute l'année près de Massy. La femme, une Cubaine, est sa dernière maîtresse en date d'après ce que m'en disent des relations communes que le couple fréquente occasionnellement. Il logera dans une petite maison meublée jouxtant l'habitation principale. Un ménage à trois ?

Il a toujours eu un problème avec l'argent et ce malgré le confort relatif de sa pension retraite. Il ne voudra pas se reloger sur la région parisienne de peur d'avoir à payer un loyer trop élevé, à moins que ce soit pour fuir définitivement ses copains et copines plus ou moins poivrots dont la fameuse Marie, une noire congolaise qui le poursuit de ses assiduités et de ses menaces depuis qu'il a rompu avec elle. Du moins, d'après notre fille.

Ne voulant pas faire les frais d'un déménagement coûteux, il fera appel à Alain qui dispose d'un camion et sera accompagné ce jour là par Aurélie notre petite fille. Que puis-je inventer pour renouer des liens bien trop largement distendus par toutes ces années de galère ? Moi-même, je ne reverrai ma petite fille qu'à Noël 2006 après de longs mois de black-out total et de trop rares communications téléphoniques.

A partir de ce jour, mon "ex" coupera les ponts tant avec sa fille qu'avec sa petite fille, comme si elles n'avaient jamais existées. Il est vrai que c'était moi qui entretenais, tant bien que mal, le lien familial, réunissant régulièrement tout le monde devant une bonne table dans un restaurant des alentours.

Valérie, au moment du départ de son père pour Angoulême, trouve à s'héberger chez un copain. Cette solution m'angoisse, car la situation de notre fille, avec Gilles son nouveau compagnon, n'est pas suffisamment stabilisée pour que je me sente rassurée.

Toute cohabitation avec elle est totalement exclue, impossible à envisager, sauf à me détruire.

Je replonge dans les angoisses.

 

 

juin 2004 : croisière en Russie au fil de la Volga avec mon Association

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Kiji

 

Arrivée à Moscou avec la compagnie Aéroflot, et embarquement sur le bateau pour deux jours à quai loin du centre ville.

Nous traversons des banlieues sinistres et pauvres pour rejoindre et visiter la place Rouge, la Cathédrale Saint Basile le Bienheureux, le Kremlin, Kolomenskoyé.... Les immeubles sont austères de type stalinien, la circulation dantesque avec ses 4/4 de grosse cylindrée et ses luxueuses berlines aux vitres fumées qui n'hésitent pas à doubler en franchissant la ligne jaune !

 

Septembre 2004 : Croatie, la Côte Dalmate

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Makarska

Un petit circuit agréable, sans prétention, de 8 jours sur la riviéra de la Dalmatie, ex Yougoslavie......avec mon Association.

 

juin 2005 Londres

Quelle joie de passer un week-end à Londres !! cela me rappelle mes jeunes années... en 1957. Une éternité !

 

 

juin 2006 : Italie, la Cote Amalfitaine

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Je ne connais pas l'Italie, elle est réputée belle et fleurie, aussi je programme un petit séjour toujours avec mon Association.

Amalfi : une petite ville très attrayante

séjour d'une semaine très agréable..

 

septembre 2006 : Côte Ouest Etats-Unis

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Je me suis fait une fête de repartir aux Etats-Unis pour découvrir les trois grandes villes mythiques de la Côte Ouest.....

Je suis revenue déçue .... la démesure américaine ne me fait pas rêver ! Seuls les beaux paysages m'ont enchantée.

 

 

Noël 2006 : Aurélie et Emmanuel

Aurélie, ma belle, te voilà enfin, comme tu m'as manquée ! Deux ans sans te voir.

Une "grande" désormais avec tes 23 ans.

La dernière fois, c'est lorsque ton grand-père a quitté définitivement Massy. Il "a pris le maquis" pour se planquer au milieu des vignes du coté d'Angoulème. Tu étais venue avec ton père qui aidait au déménagement..

Je vais te chercher à la sortie du RER de Massy.

En me faisant de grosses bises, tu me présentes Emmanuel, ton compagnon depuis quelques mois, tout en m'offrant un superbe bouquet de fleurs composé de roses et de petits "choux" saupoudrés de "neige". Tu es resplendissante. Je suis si heureuse de pouvoir passer cette journée avec toi, mais sans ta mère cette fois-ci.

D'ailleurs, voilà un an et demi que je n'ai pas revue Valérie non plus .... Toujours son foutu caractère que je ne supporte plus.

Nous déjeunons tous les trois dans un restaurant où je t'emmenais parfois lorsque que tu étais petite. Souvenirs.. souvenirs...

La vue donne sur un petit lac où, en contre-bas, à l'époque, s'agitaient des canards et des cygnes qui, malheureusement, ont disparu depuis la grippe aviaire. L'ambiance est agréable, feutrée, nous sommes au calme. Je t'ai proposé d'aller jusqu'au domicile de ta mère, Emmanuel voulait faire sa connaissance. Il insiste, mais tu refuses catégoriquement en précisant n'avoir rien à lui dire..

On s'est donc promis "Ce sera pour la prochaine fois"...

Puis nous sommes allés faire les soldes à Verrières et j'ai pu t'offrir un super Noël.

Que vous étiez beaux tous les deux ce jour-là.

Emmanuel a parlé de sa petite Léa, 3 ans, née d'une première union. Il était heureux car il pouvait, désormais, comme beaucoup de couples séparés, prendre la petite chez lui un week-end sur deux et la moitié des vacances. Il travaille dans un hôpital parisien et mon Aurélie en pharmacie. Ces métiers pouvaient les rapprocher dans un univers un peu similaire, celui de la santé.

Je les accompagne au RER, les bras chargés de paquets comme des mulets. Ma petite fille est contente car, cerise sur le gâteau, je lui ai donné ma glace chinoise, qu'elle convoitait depuis des années et qui s'harmonisait si bien avec un coffre ancien et une petite table, de même origine, offerts voilà un bon moment. Elle est aux anges. .. cela va embellir le petit studio qu'ils viennent de prendre en location.

Je suis tellement heureuse de cette journée. J'espère que toutes ces années terribles sont enfin terminées.

Nous nous séparons avec de gros bisous, en nous promettant de nous revoir bientôt.

 

février 2007 : Décès d'Emmanuel

Les falaises d'Etretat

 

Coup de téléphone d'Aurélie : elle sort de l'hôpital après une hospitalisation de quelques jours.

Stupeur ...Emmanuel a disparu !

Tout d'abord, les jours passant, se pose son possible décès. Ce n'est pas un fait établi puisque l'on ne retrouve pas le corps et on ne comprend pas quelles seraient les raisons de cette disparition. C'est un temps de souffrance terrible pour Aurélie. Toutes les hypothèses sont permises.

Plusieurs jours vécues dans l'angoisse et la confusion, puis des promeneurs découvrent son sac à dos, ses lunettes, ses papiers, sa carte bancaire sur le bord des falaises d'Etretat. Il se serait suicidé, du moins cela paraît être l'évidence. Ils s'étaient disputés.. mais est-ce suffisant comme explication ? Surement pas.

Le cauchemar ! La gendarmerie.. interrogatoires..

Son corps est retrouvé trois mois plus tard sur la plage de galets au bas des falaises, ramené par les vagues et les courants. Les tests ADN confirmeront son identité. Le ciel me tombe à nouveau sur la tête et je n'en suis toujours pas remise !

Je l'ai peu connu, mais, pourtant il m'avait conquise immédiatement. Il était si éloigné des marginaux que fréquentent ma fille. Que lui est-il passé par la tête pour en arriver à une telle décision ? A-t-il eu peur d'un nouvel échec sentimental ? Question sans réponse..., même si depuis, des hypothèses se font jour, peu à peu....sans grande certitude. Je suis anéantie. Aurélie fera une grave dépression dont elle se remettra doucement après avoir changé de travail, d'appart, de lieu de vie. Elle vient habiter à Versailles dans un petit studio en location.

Pas facile, même si je ne cesse de l'aider financièrement pour assurer son installation. Elle paraît solide, mais Emmanuel le semblait aussi. Alors, je tremble. Deux ans après, ce n'est toujours pas gagné, même si elle semble aller mieux.

Pourquoi tant de chagrin, pourquoi la vie nous fait si mal ?

 

Mai 2007 : Nicolas Sarkozy élu Président de la République

Dans leurs tombes, mon père et mon oncle Germain, son plus jeune frère, doivent applaudir.

Ils étaient "fans" de Nicolas.

Germain était employé depuis de longues années à Neuilly, chez un fleuriste et Nicolas Sarkozy, jeune étudiant y travaillait, occasionnellement, pour payer ses études. Mes parents, expropriés de leur commerce de Courbevoie (en attendant l'âge de la retraite, 65 ans pour eux), avaient fini leur carrière comme employé pour mon père, et caissière pour ma mère, chez un commerçant volailler de Neuilly. Ils le connaissaient donc bien, puisque Sarkozy était devenu Maire de la ville et ils le trouvaient fort sympathique.

Personnellement, j'étais attentive à la tournure que prenaient les événements avec sa femme Cécilia, car il était évident que leur couple battait de l'aile depuis un certain temps. Après son investiture, ses excès "bling-bling" (puisque le mot est devenu à la mode) dénoncés par les médias, m'apparaissaient déplacés face à la grande angoisse de la classe ouvrière en France, la fermeture massive des usines et l'augmentation dramatique du chômage. Mais ses prédécesseurs n'avaient pas été, non plus, des modèles d'angélisme.

La jeunesse était anxieuse face au chômage, au manque de débouchés, et, que faire des ouvriers lorsqu'il n'y a plus d'usines ? J'avais tellement connu, dans mon entreprise, les limites de la formation professionnelle par manque de niveau scolaire initial, que j'en connaissais les réponses d'avance : chomage de longue durée suivi du RSA..

Depuis, je trouve que sa nouvelle épouse Carla, adoucit avantageusement son image un peu trop "branchée", mais les événements qui se succèdent : crise financière, sociale, récession, dépression, mondialisation, immigration, tensions et conflits en tout genre, ne sont guère faciles à gérer.

Où va notre douce France ? Good luck Mr le Président.

 

mai : voyage en Irlande

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Je suis partie en Irlande pour huit jours, mais le coeur n'y est vraiment pas.

Il est resté en France car je viens d'apprendre la découverte du corps sans vie d'Emmanuel ....

Il pleut, lorsque nous arrivons à Cork et le temps est en harmonie avec mon âme.

Retour à la maison pour y retrouver tous les problèmes et l'immense chagrin d'Aurélie. Mon Dieu, pourvu qu'elle tienne le choc...

 

J'ai décidé d'écrire. Pour moi, bien sûr. L'exutoire traditionnel.

Avec ma mise à la retraite, j'avais juré de ne plus toucher à l'informatique. J'étais vaccinée.

Mais j'ai, très vite, été contrainte de songer à l'achat d'un ordinateur. La veille machine à écrire Hermès-baby : non merci. D'ailleurs, on ne trouvait plus de ruban encreur.. !

L'histoire de ma famille n'a rien d'exceptionnelle, mais je voulais qu'Aurélie, ma petite fille, connaisse l'histoire de ses ancêtres et la transmette à ses enfants. J'aurais tant voulu découvrir, au fil de mes recherches, des brides de la vie de mes aïeux que j'ai cherchés souvent en vain. Reconstituer leur vie, découvrir leurs joies, leurs peines, savoir ce qu'ils pensaient et comment ils ont survécu aux grands drames que furent les guerres quasi permanentes à travers les siècles, sans oublier les deux derniers grands conflits de notre époque contemporaine et tant d'autres épisodes de leur vie ..

Je voulais qu'il reste quelque chose de nous, après nous.

J'avais juste besoin de relater les faits, tels quels, le plus exactement possible, comme ma mémoire me les restituait. Je ne sais pas si j'en ferai un livre, mais en revanche, ce dont je suis sûre c'est de ne pas détruire tout ce que j'allais écrire. Mon ordinateur est le seul recours qu'il me reste pour survivre. Je me doute bien qu'en accomplissant ce travail je ne m'en délesterai pas ; néanmoins, je peux désormais ne plus être étouffée par mon histoire.

J'ai donc passé un peu plus de cinq ans devant mon ordinateur, quasiment huit heures par jour et sept jours sur sept. Je n'ai réalisé que tardivement à quel point rester assise toute la journée, seule avec mes souvenirs, pouvait être nocif à ma santé. Pourtant, à contrario, écrire me faisait du bien, cela me libérait et me permettait d'analyser les mécanismes de mes peurs et de mes angoisses. Dans ma jeunesse, j'étais timide, écrasée par la forte personnalité de mon époux. J'ai repris mes études en 1974 et pris sur moi, avec difficulté, pour m'affranchir de cet homme violent.

Même si, depuis, la solitude est pesante parfois, je voulais simplement vivre plus sereinement. C'est la contrepartie de la liberté.

J'ai rouvert les albums de photos que j'avais rangés au fond d'un placard, car c'était trop douloureux. Je voulais, désormais, "faire le point" sur mon passé et me rappeler des moments particuliers de mon existence. J'espérais retrouver la paix.

Où sont "partis" les gens que nous étions ? Toutes ces choses auxquelles mon divorce à mis fin.

 

2008 : la vieillesse

L'eau a coulé sous les ponts de la Seine, et il faut bien, bon gré mal gré, m'habituer à fonctionner au ralenti.

Je dois prendre en patience tous ces symptômes bizarres qui obscurcissent d'un seul coup mes journées; je ne sais pas s'ils vont repartir comme ils sont venus ou s'ils annoncent une nouvelle série de maux bien plus graves. J'espère, comme tout le monde, mourir le plus tard possible, sans réaliser vraiment qu'à partir d'un certain âge, la machine commence à avoir des ratés de plus en plus éprouvants qui viennent brutalement à l'assaut de mon corps douloureux, séquelles de mon accident, sans me laisser le temps de souffler.

L'hiver j'attends avec de plus en plus d'impatience le retour du printemps et de l'été. Pourtant, j'ai la chance de vivre dans un cadre agréable. Le splendide parc qui entoure ma résidence me permet, si je ne suis pas trop fatiguée ou s'il ne pleut pas, de faire de courtes promenades.

La prison de mon corps douloureux devient de plus en plus invivable avec le temps.

*****

Pourtant, mon coeur se serre en pensant aux quelques années qu'il me reste à vivre. Je suis si triste en découvrant que je n'arrive pas à réconcilier ma petite fille Aurélie avec sa mère et son blocage me désespère ainsi que la grande douleur qu'il y a en elle. Ses sanglots et ses larmes, suite à la disparition si brutale d'Emmanuel son compagnon, me font tellement de mal.

Sachant que les chiens ne font pas des chats, elle est écorchée vive, révoltée, tragique, attendrissante, passionnée, drôle, ingrate parfois dans la démesure, mais elle n'a pas les travers de ses père et mère qui eux, avaient voulu jouer à Bonny and Clyde, façon moderne. Elevée par sa grand mère paternelle, je crois qu'elle leur en veut de leurs erreurs d'adultes, excédée de leurs démesures d'alors, face à son père qui est dans un tel état de délabrement physique, mais qu'elle adore.

N'y-a-t-il pas aussi ce désir avoué d'avoir des parents comme les autres, "papa-maman" unis dans un foyer commun ?

Et je m'interroge souvent : comment a-t-elle pu se construire au milieu de tous ces combats qui n'auraient pas du être les siens ?

Catherine, mon amie astrologue des années 1990 ne m'avait-elle pas dit que son ciel astral était presque aussi perturbé que celui de ma fille ?

Seul le chagrin de quitter ma fille et ma petite fille me font m'accrocher à la vie. La peur de leur propre chagrin, la peur aussi de ce qu'elles vont devenir dans l'incertitude de leur vie matérielle si difficile en ces années de crise mondiale, ne serait-ce que pour les aider financièrement puisque j'ai la chance, encore, de vivre confortablement, contrairement à elles.

Toute cette tension m'épuise, j'aimerais tant partir sans regrets comme on éteint la lumière.

 

6 novembre 2008 : Obama 1er président noir des Etats Unis,

Même dans leurs rêves les plus fous, les Américains ne voulaient pas y croire.

C'est historique, Barack Obama, 44ème président, a été élu. C'est la victoire des démocrates et de la population noire américaine.

Dans son discours du 15 janvier 2009, il affirmera que les Américains avaient choisi "l'espoir plutôt que la peur". Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak et Afghanistan, de crise au Moyen-Orient et il devra faire face à une importante récession économique et financière.

Good luck ! Ce n'est pas gagné ..

Yes, we can !

 

Janvier 2009 : les voeux

5/1 : Coup de téléphone de mon "ex" pour me souhaiter la bonne année, comme tous les ans ! Papy va bien...paraît-il.

Quelques jours plus tard, un coup de téléphone de Corinne m'apprend le décès de son père. Tout un passé me revient en mémoire...

Ce qui me chagrine surtout, c'est de cesser de voyager. C'était ma "drogue", mon oxygène et tellement de projets qui me faisaient rêver et qui ne me sont plus accessibles. N'ai-je pas été obligée d'annuler d'abord le Rajasthan en 2007, puis Prague et le Pérou en 2008, tous ces voyages programmés avec l'Association dans laquelle je suis trésorière. Pourtant, on a étudié de beaux projets pour 2009 : la Toscane, La Crête, et pour 2010 l'Ouzbekistan, la Sicile. A quoi bon persister ? Les séjours à la plage ne conviennent pas à mon tempérament actif, alors que me reste-t-il : les croisières ??

Aurais-je le courage d'essayer ? J'ai peur que non....

 

6 avril 2009 : ultime déjeuner

Valérie n'a pas rencontré sa fille depuis cinq ans. Aujourd'hui, je suis arrivée à persuader Aurélie de déjeuner ensemble..

Ce ne fut pas sans mal et ce n'est pas gagné.. quelques mois après, la bataille est même perdue !

Ma fille souffre, Aurélie aussi, mais elle ne veut plus reprendre contact avec sa mère...

Je ne peux pas blâmer Aurélie, sa mère n'est pas "légère" comme il le faudrait pour tenter de faire oublier toutes ses galères, et elle sait être odieuse !!.

La vie est compliquée et ne m'épargne pas !

 

5 mai 2009 : triste anniversaire

Deux ans déjà qu'Emmanuel est décédé.

Avec Aurélie, nous irons sur sa tombe. Son chagrin est toujours là, vif, brûlant.

Elle me parle de ce qui lui semble être les raisons de ce drame. Comment savoir ce qui l'a poussé à un tel geste désespéré.. ?

Comment connaître la vérité ? Une dispute n'explique pas tout.

Je tente de renouer les liens doucement, je l'aide matériellement. Je fais connaissance avec Gilles un ami d'enfance de Suresnes lorsqu'ils étaient scouts, mais aussi de ses adorables copines Versaillaises : Sophie, Madeleine.. les filles de sa logeuse.

 

2010 : 70 ans cette année !

Pas de quoi s'en vanter ..

 

Coup de téléphone de Papy comme tous les ans pour souhaiter la nouvelle année. Il va bien, tant mieux....

Le début de l'année sera marqué par mon hospitalisation pour une prothèse de hanche. J'ai du mal à m'en remettre et je marche de plus en plus difficilement. Cela me mine le moral.

Puis, janvier sera marqué par l'horreur du tremblement de terre en HaÏti : 230 000 morts. Hallucinant ! suivi quelques semaines plus tard, en France, par des inondations catastrophiques. Les digues cèdent face à une mer déchaînée et à la grande marée du printemps : 50 morts. Dans le midi, des pluies diluviennes font également de nombreuses victimes.

Malgré toute cette pluie, on nous annonce, en permanence, un réchauffement climatique et de la sécheresse !!

En avril, c'est l'irruption d'un volcan en Islande et ses nuages de cendres qui provoquent, pendant des jours et des jours, le blocage des avions au sol et la fermeture des aéroports.. Les passagers doivent patienter ! L'association dans laquelle je suis trésorière s'inquiète pour ses voyageurs.. partis en Ouzbekistan. Par chance, ils partirent juste avant le début de cet événement et revinrent juste après la reprise des vols !!

On reste particulièrement dubitatif face à tous ces événements climatiques !!

 

Août : vacances dans le Lubéron chez les cousins Barbot (cousins coté Lachaize)

Aurélie

J'ai aussi essayé les vacances chez des amis du coté de mon ex, dans une super maison avec piscine.

C'est peut être le plus sûr moyen de se fâcher...surtout lorsque l'on ne s'est pas revus depuis 25 ans et que l'on arrive à cinq dans une location qui aurait du être annoncée pour trois !

C'est parti !!

J'ai apprécié quatre jeunes femmes charmantes : deux Sophie de Versailles, Christelle amie d'enfance de ma petite fille, mon Aurélie et Anaïs un bout de chou de 4 ans, fille d'une des deux Sophie.. toutes quatre en rupture avec leur "amoureux"..

**

Je préviens, faut pas compter sur moi pour faire la cuisine...

"Excusez moi mes Louloutes, je n'ai jamais su faire ni le riz au lait, ni les oeufs en neige, ni la mousse au chocolat.

Je suis de celles qui partaient en vacances, en short au Club Med avec ses copines !"

"Pas grave, Mamy, c'est nous qui cuisinerons !!" Le monde à changé, tant mieux.

 

Une dizaine de jours de cohabitation ---chez des amis d'autrefois--- entre une grand-mère "libérée" et qui se croit moderne, et ces si jolies demoiselles, me laisse en effet consternée. A les entendre dire, les comportements masculins, condamnés depuis plus de quarante ans par les psys de tout poil, survivent à tout, imperturbablement, malgré les siècles, la Révolution et mai 68.. Avec le combat de ma génération sur l'égalité des sexes, je croyais avoir enfoncé la forteresse des préjugés et je pensais que les relations entre hommes et femmes en avaient été bouleversées définitivement ainsi que les rapports sexuels.

Que non !

A travers leurs récits, j'apprendrai que ces avancées sociales, morales, politiques, que je pensais profondes, irréversibles et indiscutables, ne sont qu'utopies. J'ai rêvé..

Non pas qu'elles pensent que les droits et la liberté, trouvés dans leur berceau sans avoir eu à lever le petit doigt et dont elles jouissent aujourd'hui, leur soient tombés du ciel, mais dans leur question "mais il n'y avait pas la pilule autrefois ? aussi comment faisiez vous ?"

cet "autrefois" fait penser au Moyen âge.

Comment imaginer, en effet, que les avortements n'étaient pas des IVG et entraînaient parfois la mort.

Bref ... à les écouter, j'ai pu comprendre que le monde n'avait guère changé et encore moins les hommes !!

Toujours des coeurs d'artichauts. La fidélité n'est pas dans la nature humaine.

Ne croyez surtout pas que la misogynie soit démodée, mes gentilles innocentes. Pas plus que les guerres de religion. C'est peu dire !

D'ailleurs, pourquoi voulez vous qu'ils changent vos hommes ? Depuis des millénaires, ils ont tout : la liberté sexuelle, les meilleurs postes, les meilleurs salaires, des femmes dociles qui les servent, font les courses, lavent leur linge, repassent, cuisinent et qui leur font des enfants dont, beaucoup, ne se préoccupent pas trop... etc...etc..

Le combat continue mes jolies.. et le bonheur est si fragile.

***

Bonnes vacances mes toutes belles ! J'ai été heureuse de vous connaître, vous êtes adorables.

Je crois que vous vous êtes bien amusées, vous étiez si joyeuses....malgré aussi quelques petits inconvénients, le mistral qui a gâché quelques belles journées et un peu de promiscuité pendant 12 jours..

Moi, je suis revenue brisée, sonnée, d'avoir retrouvé ces amis . Comme quoi, il ne faut jamais remuer le passé !!

Mais, ça.. c'est une autre histoire.

les plus jolies filles de la planète : Aurélie, Sophie, Sophie, Anaïs, Christelle,

Gordes : attention à vos jupes les filles : le mistral ... Sophie, Sophie, Anaîs la puce, Aurélie, Brice,

 

Face book mon ami

Ne pas être "vieux et con à la fois" comme l'aurait chanté Jacques Brel. Le progrès est nécessaire...

Ouvrir un site Face book : suggestion d'Aurélie et de ses amies pour continuer de communiquer ensemble, vite et simple, dès le retour des vacances !

J'ai si peu "d'amis" sur mon site, une vingtaine.

Je vais apprendre à consulter "le mur" des uns et des autres où je glane des informations, un suivi virtuel de leur vie et pour certains, aucun contact direct.. Je commente une ou deux blagues...

Pourtant, au fil des années, je ne pourrai plus m'en passer. C'est amusant. On est au courant de tout, sans jamais se voir éventuellement..

Je me limite dans mes remarques, même si parfois les plaisanteries sont poussées à l'extrême. Aussitôt ma remarque émise, je me sens débile et renvoyée au siècle dernier. Alors, je finis par me taire et je mesure le gouffre générationnel qui nous sépare.

Toute ma vie je me suis appliquée à confectionner des albums photos que je voulais transmettre à ma descendance, mais que plus personne ne regarde... remplacés par le téléphone portable, face book et compagnie...

J'ai même été contactée par une ancienne amie perdue de vue depuis plus de vingt ans, avec qui j'avais engrangé plein de bons souvenirs au fil des années 80, et par mon "cousin" généalogique de la branche Laporte des Etats Unis, "cousin" vers 1620 !!!

Retour sur le passé, désir de revoir des gens aimés, puis oubliés. Je m'interroge, nous avons tant changé..

Mais j'hésite à renouer des liens aussi lointains.. Je parcours son "mur", il ne s'y passe pas grand chose. J'appréhende de montrer à des amis ce que je suis devenue, plus précisément ce que je ne suis plus.. Je me suis ainsi retrouvée à prendre la mesure du temps qui file.. Bref, on se raconte un peu nos vies actuelles, par MP (message privé) sans jamais oser se rencontrer. On n'est plus ce que l'on a été, on a peur du jugement de l'autre.

C'était hier, et ce n'est plus aujourd'hui.

 

Noël

Neige.., neige.. et encore neige !! Je n'ose plus sortir !!

L'année qui vient de s'achever m'a laissée bien dubitative... malgré un déjeuner fort sympathique à Noël avec Aurélie, sa copine Sophie, Anaïs et Florent le compagnon de Sophie.

Des jeunes de bonne compagnie et charmants comme je les aime. Dommage, Aurélie sortait d'une grippe carabinée et Gilles son copain était absent, chez ses parents dans le Sud-ouest.

Conclusion : tout le monde a attrapé la grippe et Anaïs avait la rougeole !!!

Aurélie et Gilles

 

2011 : Que me réserve cette nouvelle année ?

Premier coup de téléphone de cette année 2011 : Papy !! toujours au milieu des vignes. Il va bien et semble heureux ..

Puis appel de Simone qui ne se remet pas du décès de son époux, 60 ans de mariage, ça laisse des traces ! et Corinne sa fille. .. C'est dur, de voir partir les amis, même si les vingt cinq dernières années qui viennent de nous séparer après mon divorce ont creusé un énorme fossé et provoqué bien des malentendus. Les ponts étaient coupés.. difficile à renouer.

 

Dimanche 15 mai 2011 : New-York

7 heures à Paris, et pour une rare fois je me suis levée tôt : je suis scotchée devant la télé, en prenant mon petit déjeuner.

DSK menotté dans le dos, l'oeil noir, les mâchoires serrés, blême... entouré de policiers New Yorkais qui viennent de le débarquer d'un avion en partance pour Paris !!

Les Français sont pétrifiés, qu'ils soient de droite ou de gauche.

Je suis justement en train de lire le dernier livre de Michel Taubmann, qui vient de paraître, "Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn". Un euphémisme !

Page 107 de ce livre, on peut méditer sur la phrase suivante : "l'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent qui écrase, l'argent qui tue, l'argent qui ruine et l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes".

Cà me laisse "rêveuse" et dégoûtée, car au fil des jours et de sa "mésaventure", DSK allait représenter le pouvoir de l'argent, les connivences et l'impunité des puissants. Et surtout le sexe dans toute sa bassesse..

 

Juin 2011 : Aurélie et Anaïs

deux beautés.. fête de l'école maternelle en juin

Aurélie, Christelle et Gilles sont partis en vacances en Espagne au mois d'Août. Les relations entre Aurélie et Gilles sont toujours un peu "chien et chat" ! Curieuse relation.

Sophie se fiance avec Florent : mariage prévu en 2012 !

Cette année 2011 se termine. ... J'ai bien profité de ma petite fille Aurélie et nous avons fait plus ample connaissance.......pour tenter, si possible, de rattraper les années perdues.

De nombreuses rencontres au fil de mois : shopping, resto, bavardages, confidences....

 

Année 2012

janvier : Papy n'a pas téléphoné cette année. Aurélie va l'appeler pour lui souhaiter la bonne année...

 

Février : La Clusaz

A titre personnel, l'année a été marquée par plusieurs évènements : les vacances à la Neige d'Aurélie suivies de sa rupture brutale avec Gilles d'où six mois de haut et de bas, puis un grand évènement : le mariage de notre belle et gentille Sophie...

La Clusaz : Aurélie et ses amies skieuses
La Clusaz : joli paysage de neige...

 

Mai - élection présidentielle - François Hollande : bof, bof, bof .......!

contradiction entre un homme qui veut être à la fois normal et providentiel dans une période de crise ..

Avec 3 % de vote en sa faveur ce ne doit pas être une lumière ?

La Corréze, son fief, est en faillite, il n'a même jamais été ministre..!

 

Juin - Versailles : mariage civil de Sophie et Florent

Mariage religieux en Octobre ... à suivre

 

 

Juillet : vacances à l'Isle sur Sorgue chez les cousins Barbot/Lachaize

toujours très appréciées les vacances chez les "cousins" Barbot de l'Isle sur Sorgue.

Piscine refaite à neuf
Aurélie et des amis

 

Janine Lachaize/Carroy et sa petite nièce Aurélie : séjour bien agréable en famille
Brice et Aurélie, entre cousins

 

Octobre : mariage de Sophie et Florent

Après le temps des fiançailles..
le mariage religieux le 12 octobre au château Mauriac

 

 

 

Novembre : réélection de Barack Obama aux Etats Unis

Quel couple glamour ... cela change de notre Président complètement ringard ..

 

Novembre : un "charmant" Kiné

Cela va commencer "fort" entre moi et lui !

Première impression : il est fou...ou caractériel, ou les deux ?

J'avoue que je n'y ai pas mis du mien au départ... Depuis, ça c'est arrangé... je l'adore !

 

 

la nouvelle année : 2013

 

coup de téléphone de Papy, il va toujours bien..

 

Aurélie et ses copines

 

Le portable : "t'es où ?"

Jusqu'à présent, j'ai résisté.... mais là, je craque, puisqu'on ne peut plus s'en passer.

Il sonne, croasse, chante, rappe.. n'importe où, n'importe quand. T'es où ? Plus possible d'être tranquille, on est pisté, fiché...

J'ai fait le pas d'acheter un téléphone portable avant de partir en croisière avec Aurélie, au cas (improbable pourtant) que je perdrais sa trace en Italie pendant les excursions !

Elle "chatte" à longueur de journée avec ses copines ou ses potes, fait le clown devant sa webcam pour obtenir des photos inédites, dont elle inonde son Face book. Elle est capable de regarder en même temps : la télé, son ordinateur, son portable, Face book, sa tablette et sa montre digitale !

Les photos : c'est super de mitrailler les paysages et les amis, de transférer ensuite tous ces clichés via l'ordinateur, en multipliant les messages. Une véritable addiction. Il faut répondre immédiatement, au risque de se faire biper, rebiper, rerebiper, et d'être interpellée :

"mais t'es où ?" "pourquoi tu réponds pas ?" ! On est "fliqué"....

 

Mai 2013 - croisière Corse-Italie : les 30 ans d'Aurélie

départ : Nice le 4 mai 2013

 

une superbe croisière .. huit jours de bonheur pour les 30 ans d'Aurélie...

 

Champagne pour les 30 ans d'Aurélie !

premier déjeuner à bord

1ère étape : devant Bonifaccio

Ponza et Citaviaccha avec Michelle

 

soirée au champagne sur le pont arrière

 

Les pieds en éventail d'Aurélie

 

Dernière étape , relax.. devant Bastia.. tout à une fin, elle est heureuse.. 30 ans c'est une étape dans la vie : on est "grande".

 

 

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