Valérie Lachaize

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11 décembre 1961 : 4 heures du matin Paris.

Ce jour là, il gèle à pierre fendre et le soviétique Youri Gagarine fait le tour de la terre pour la première fois. Je débarque sur cette planète une quinzaine de jours avant la date prévue dans une clinique du 14ème arrondissement de Paris. . C'est une fille et cela n'arrange pas les affaires de ma mère car mon père voulait un garçon pour, plus tard, parler foot et voiture de sport.

Il m'accueille avec un M...e retentissant ce qui fait rigoler l'infirmière.

Pour les consoler, pendant les années de turbulence de mon adolescence, mes parents en verront de toutes les couleurs et pourront apprécier l'idée qu'entre une fille et un garçon il n'y a plus guère de différence de comportement.

bonjour le monde !!

1962-1963

Peu de souvenirs de ma petite enfance à Bagneux, en région parisienne. Ma chambre est remplie de Mickey, Sylvestre, Titi, gros Minet dessinés par ma mère. C'est l'époque de "gros nounours et de bonne nuit les petits", émissions diffusées par la télévision en noir et blanc.

Très vite ma mère doit retravailler et je suis confiée aux bons soins d'une nounou dans la journée. Les week-ends se passent chez ma grand-mère paternelle en Seine-et-Marne entourée de mes cousins, de nos parents, des copains-copines d'enfance de mon père et de sa soeur. Il règne une ambiance joyeuse et amicale autour de grandes tablées jusqu'au décès accidentel en 1969 de mon oncle en plongée sous-marine pendant des vacances en Corse, ce qui allait bouleverser notre vie.

mon premier cheval
chez mon papy

juin 1963

Première et unique visite chez mes grands-parents maternels dans leur commerce à Courbevoie. Je reste émerveillée devant les étalages de fruits et de légumes, les lourds sacs remplis de haricots, pois cassés, lentilles, de toutes les couleurs. Je peux jouer à la marchande pour de vrai. Nous n'y retournerons jamais, le quartier ayant été exproprié puis rasé en vue de la construction des tours orgueilleuses et du nouveau centre des affaires de La Défense.

1964 Espagne

   

Je goûte à mes premières vacances au soleil, au bord de mer que je découvre en Espagne. Logement en location, les pieds dans l'eau et en famille.

C'est encore l'époque des jours heureux, l'ambiance est au délire et aux grandes parties de rigolade, car leurs meilleurs amis, avec leurs trois enfants, leur mamy et leur papy sont venus les rejoindre et font du camping sur un terrain tout proche. Restos et plage sont les occupations principales.

Comme je suis la plus jeune de cette bande d'enfants et d'adolescents, je suis la petite chouchoute pourrie et super-gâtée et j'adore ça.

A cette époque, mon père possède une voiture de sport rouge, ce qui lui vaut d'être souvent arrêté par les gendarmes. Fouilles systématiques et approfondies à la frontière et, comprenne qui pourra, car mon oncle avec sa DS19 n'est jamais fouillé. Mon père aurait-il une sale tête ?

1965

L'école maternelle de Bagneux ne me laisse pas de grands souvenirs à l'exception d'une fête où je suis costumée en Bretonne avec une grande coiffe. J'ai appris l'alphabet, à compter, à dessiner.

Cette année là, maman a trouvé un petit chat tout blanc, qu'elle a ramené à la maison, mais mon père n'en voulait pas car il n'aimait que les chiens. Pour mon grand bonheur, elle n'a pas cédé, il devenait ainsi mon meilleur compagnon de jeu, jusqu'au jour où il est tombé par la fenêtre du 4ème étage en voulant attraper les moineaux qui nichaient dans le lierre.

Plus tard, il y en aura d'autres, un blanc et noir, puis des gris, et enfin des tigrés, tous abandonnés. Ils s'appeleront Moumoune, Poupou, Zoé, Max, sweety, Maya. Mon père, désormais, ne pouvait plus s'en passer ! Comme quoi, ma mère a bien fait d'insister.

1966

J'ai adoré ma grand-mère paternelle, car elle cédait à tous nos caprices d'enfants. Mes cousins et moi, vidions son buffet de toutes ses casseroles, assiettes, ustensiles... et installions une cabane sous la table de sa salle à manger. Nous y passions des heures à jouer à la dînette pendant que nos parents prenaient l'apéritif ou déjeunaient avec leurs amis, bavardant l'été dans le jardin tout proche ou au coin d'un feu de bois l'hiver.

1967

Très jeune, je devais avoir 6/7 ans, ma mère m'a fait découvrir l'équitation au club hippique de Courpalay en Seine-et-Marne où elle ira, tous les dimanches matin, pendant quelques années, faire du manège et des petites promenades équestres dans la forêt toute proche.

Lors d'une leçon d'équitation, et contre toute attente, le cheval, que l'on disait très doux, s'est mis au galop dans le manège. Ma mère était verte de peur et l'assistance clouée sur place. Par miracle, je ne suis pas tombée et, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, j'ai été prise de passion pour ce sport que j'ai ensuite pratiqué assidûment.

Quelques années plus tard, j'allais effectuer de nombreuses randonnées, ce qui nous mènera sur les chemins ensoleillés de France, pique-niquant en plein-air, faisant cuire des patates sous la cendre que nous mangions avec les doigts, et couchant dans des granges, tout habillés dans notre sac de couchage. J'ai connu, ainsi, la vie rude du cavalier en ayant l'impression d'être un explorateur du monde, vaste jungle où j'avais hâte d'aborder.

Je me rappelle de mon enfance comme d'un paradis perdu.

Mai 1968

Pendant les grandes grèves et événements graves de ce printemps plutôt explosif en Région Parisienne, mes parents quittèrent la "cité des oiseaux" de Bagneux pour venir habiter à Massy dans l'Essonne, à une vingtaine de kilomètres de Paris où l'entreprise qui employait ma mère se réinstallait. Pour ma mère : pas de grève !

Par contre, la société où travaillait mon père, à Issy-les-Moulineaux, était en black-out total et celui-ci ne reprendra son travail que trois mois plus tard, mi-Août. Mon père jouait à la nounou, me déposant à l'école, venant me rechercher, m'apprenant à faire du vélo, en attendant la fin des grèves.

Je ne resterai que quelques mois dans cette école et, cette année là, il n'y aura pas de vacances au bord de mer, les grèves n'ayant pas arrangé les finances familiales.

Août 1969

Le décès brutal de mon oncle allait chambouler l'équilibre familial. Non seulement celui de ma tante et de ses deux enfants, mais aussi celui de notre foyer, car mon père allait remplacer, du jour au lendemain, son beau-frère dans le commerce que celui-ci tenait à Paris, du moins le temps que sa soeur reprenne le dessus. Solidarité familiale oblige...

Ma tante était complètement effondrée car, à son chagrin, s'ajoutait la peur du lendemain se sentant incapable de gérer seule la laverie-teinturerie que son mari exploitait et qui appartenait, en réalité, au père de celui-ci.

Par contre, ce qui était sensé ne durer que quelques mois, s'éternisera pendant quatre/cinq ans jusqu'au rachat du commerce par le restaurant voisin "Le Dôme" qui envisageait son agrandissement. Années que j'allais passer en pension car mes parents rentraient trop tard le soir pour s'occuper de mes devoirs. Pension, égale séparation, loin du cocon familial.

L'ambiance joyeuse des week-ends était remplacée par une tristesse infinie.

Septembre 1969 - la pension

C'est un château au milieu d'un grand parc, à la Ville du Bois dans l'Essonne, où je ferai connaissance avec les bonnes soeurs, l'uniforme, la prière du matin, le catéchisme, la messe, le réfectoire, l'eau froide, la chambrée d'une dizaine d'élèves, la danse classique, le piano, les copines et la vie en communauté, ce qui me changeait de mon statut de fille unique.

1970 et suivantes

Je m'y ferai une très bonne amie, avec qui je partirai plusieurs fois en vacances en Savoie dans la ferme de ses grands-parents, puis je ne l'ai plus revue, ses parents ayant divorcé.

Je connaîtrai les classes de neige, le ski, les étoiles vite acquises et quelques frayeurs dues à mon indiscipline notoire, accrochée dans le vide au remonte pente. Panique, secouristes, clinique.

Des bobos, mais rien de cassé !

Au cours d'un stage de spéléo, discipline guère appréciée, je me ferai deux bonnes copines et je passerai, chez leurs parents, plusieurs étés dans le midi de la France. Fous rires garantis, indiscipline assurée, bêtises en tout genre et sanction à la clé : fini le pays des cigales et des oliviers.

1972

Je fais ma première communion, puis je suis renvoyée de La Ville du Bois après plusieurs années scolaires sans éclat particulier.

Ni bonne ni mauvaise élève, la moyenne.

école où je resterai pensionnaire plusieurs années

J'avais pris prétexte, pour expliquer mes larmes (dont je ne me rappelle pas le motif) que ma grand-mère était morte pendant le week-end, ce qui était faux. Les bonnes soeurs avaient organisé une messe à la mémoire de la défunte, office auquel j'avais assisté. Aussi, ont-elles été outrées lorsqu'elles ont appris de la bouche de ma mère, car les soeurs lui présentèrent leurs condoléances, que c'était un mensonge de ma part. Elles affirmèrent quelques semaines plus tard "qu'il était souhaitable que je change d'établissement, cette pension m'étant devenue trop familière".

Il est vrai que je n'en étais pas à ma première bêtise.

Septembre 1974

A la rentrée scolaire suivante, en 6ème, je suis externe à l'école catholique de Bourg-le-Reine, à quelques stations RER du domicile de mes parents.

Quatre années plus tard, "victime" de ma passion pour les chevaux, je serai renvoyée pour avoir séché les cours et passé la journée complète au Salon du cheval qui se tenait à la Porte de Versailles. Il faut dire que cette fugue s'est mal terminée, m'étant retrouvée, en pleine nuit à l'hôpital du Petit-Clamart.

Mes parents ont passé une nuit blanche à ma recherche, entre le commissariat de police et l'hôpital. Comme cette affaire a fait grand bruit au sein de l'école, les soeurs comme les professeurs, contrariés par l'enquête de la police, n'ont guère apprécié cette escapade non programmée.

J'étais soit-disant "capable de toutes les expériences, même les plus dangereuses". Les profs n'avaient d'ailleurs peut-être pas tort, j'étais en pleine rebellion, indisciplinée, un peu meneuse, curieuse de toutes les expériences.

1975

Changements dans la famille. Ma tante, la soeur de mon père, parle de se remarier et la teinturerie qu'ils exploitaient ferme ses portes. Ma mère, quant à elle, a repris ses études et se lance dans l'informatique (nouvelle technologie) et le contrôle de gestion en sus de son emploi habituel.

Mon père doit retrouver un job. Il travaille quelque temps dans l'entreprise de ma mère. Cependant, après une altercation avec son patron, il est de nouveau sans travail. Il est vrai qu'il n'a plus l'habitude d'être commandé.

janvier 1976

Mon père reprend en gérance un commerce de gros, en boissons et fuel, situé à Rozay-en-Brie (77), dans le village où demeure ma grand-mère. Il ne rentre plus à la maison à Massy qu'un soir sur deux.

Ma mère est occupée, le soir, par ses cours et assure, aussi, la comptabilité de mon père. Elle participe également à quelques séminaires en province et s'absente parfois deux ou trois jours. Mon père est relax, ma mère super débordée.

Bref, la tension monte à la maison, que je mets sur le compte de cette situation un peu exceptionnelle.

juillet 1976

Je vais sur mes quinze ans. Ma mère organise une fête dans le jardin de notre résidence à Rozay, située à la sortie du bourg. J'invite tous mes copains et Sydney mon cousin, sauf Théo mon petit ami car il vient de draguer ma meilleure copine Sophie. Le premier amour ça égratigne !

Mes parents font connaissance de Jean-François et Dominique, des jumeaux aussi différents que le jour et la nuit, mais aussi de Thierry, Laurent.., c'est-à-dire tous ceux que je côtoie régulièrement pendant les week-ends. Les garçons se défieront dans des matchs de ping pong, d'autres vont se plonger dans des bandes dessinées, mais tous apprécieront coca, jus de fruit, gâteaux à volonté. Mon père a même offert le champagne.

Il fait très chaud, cette année là, c'est la canicule et notre petite fête est très réussie.

Août 1976

Jean-François vient de réussir son permis de conduire. Il remplacera le chauffeur habituel de mon père parti en congés. Comme ses parents sont en vacances au bord de mer, il va demeurer chez nous pendant tout le mois. On rigole car il est amoureux de moi, mais je n'arrive pas à oublier Théo.

Août 1977

Mon père fait faillite, avec des problèmes financiers importants que ma mère essaie de gérer au mieux. Mon père recherche de nouveau un emploi.

Mon cousin Sydney et ses copains partent camper sur la Côte d'Azur. Je suis contrariée de ne pas pouvoir partir avec eux, car mon père s'y oppose estimant que je suis trop jeune. Je passe mes vacances en randonnées à cheval, organisées par le Club de l'Eperon de Courpalay. Je vais découvrir les chemins de nos belles provinces, et nous ferons halte dans des fermes et des granges pour bivouaquer.

Avril 1978

Après mon renvoi de l'école de Bourg-la-Reine, ma mère recherche un autre cours privé. Pas facile, nous sommes en pleine vacances de Pâques.

Pourtant, je serai inscrite sans trop de difficultés, en première, au Cours Charles Péguy d'Antony, grâce à mon carnet scolaire correct sauf en maths. Mon bulletin d'orientation laisse envisager que je suis capable de passer un bac littéraire.

Le cours est situé à trois stations en RER du domicile de mes parents, c'est cool...

J'allais me plaire dans cette grande bâtisse d'aspect un peu vieillot avec des professeurs beaucoup plus décontractés que les bonnes soeurs. J'appréciais mes nouveaux copains de classe : avec Etienne, flirt assuré, plus car affinités, suivi d'ennuis pas programmés et bref séjour en clinique.

Ce cours privé est le refuge de tous les cancres de bonne famille des alentours. J'y croiserai le fils du patron de ma mère qui échouait, année après année, à tous ses examens, y compris au baccalauréat. Moi aussi, d'ailleurs, l'année suivante. Je ne travaillais pas suffisamment, préoccupée par d'autres perspectives plus réjouissantes.

La vie était belle cette année là...

juillet 1978 et 1979

Filles et garçons nous recherchons des jobs d'été. Je serai recrutée au mois de juillet dans l'usine qui emploie ma mère, le temps de la saison des fruits. Seule entreprise sur Massy à offrir des emplois saisonniers à des étudiants. Rien de bien passionnant car les filles sont postées sur les lignes de trie, dénoyautage et de conditionnement des cerises et les garçons assurent le déchargement des camions de fruits.

Pour tous, cela contribue au financement de nos vacances d'Août. Si le travail est rebutant et répétitif, par contre l'ambiance est joyeuse car je retrouve mes cousins, mes copains de Seine-et-Marne, des camarades d'Antony à qui j'ai passé le filon. Cela a le mérite, en outre, de nous faire découvrir les difficultés de la condition ouvrière. Rien de bien réjouissant. Cela devrait nous motiver pour continuer nos études avec succès.

1980

J'obtiens du premier coup mon permis de conduire, les leçons m'ayant été offertes par mes parents pour mes 18 ans. Huit jours après, je renverse une femme sur un trottoir alors que je conduisais la voiture d'un copain. C'est une greffière du Tribunal d'Antony qui porte plainte, car je me suis éclipsée. Ce sera ma première parution devant les Tribunaux et pas la dernière.

juin 1980 - décembre 1980

On me met la pression pour choisir une orientation alors que pour moi l'avenir se résume, dans l'immédiat, à ce que je ferai le week-end prochain.

Je suis reçue, sur examen, à l'Ecole des Cadres de Neuilly, en section publicité, alors que j'aurai préféré redoubler ma terminale à Antony.

Mauvais choix, car je ne me plairai pas dans cet établissement trop huppé. Dans les amphis, je me sentais perdue. De plus, le trajet pour m'y rendre me paraît interminable. Antony, c'était si près et je m'y sentais si bien !

Après mon job d'été traditionnel, je partirai, cette année là en août, camper sur la Côte d'Azur avec mon amie Christine.

Découverte d'un autre monde et de la liberté.

Janvier 1981

J'ai déjà 20 ans, je sèche les cours dès le début de l'année, aussi, je suis rapidement renvoyée de l'Ecole des Cadres. J'ai besoin de liberté et je vais quitter la bulle familiale au grand désarroi de mes parents, à qui je donnerai de rares nouvelles. La vie que l'on me propose est trop astreignante, je rêve d'une vie meilleure, sans contrainte, en dehors de "clous".

C'est l'époque de la rébellion et des moulins à vent. La littérature ayant toujours nourri mon imaginaire, c'est le refus du quotidien et du jusqu'au-boutisme. Curieuse de tout, d'un caractère entier, un peu meneuse, ayant soif de reconnaissance, je vais m'entourer de marginaux, de décalés qui rêvent d'une vie plus facile et de refaire le monde.

Je ne veux pas être parquée comme un mouton. Je refuse le carcan et la vie traditionnelle de mes parents : boulot/métro/dodo, ce n'est pas pour moi. Pourtant, mes rêves vont subir, au fil des mois, l'épreuve de la vérité. Le destin est en train de se tricoter.

C'est dans ce contexte bohême, punk, et en marge de la société que j'allais rencontrer le père de ma fille, Alain, qui rêvait, comme moi, d'un monde meilleur, mais, à la limite de la légalité. Nous avons cru aux chimères. Nos rêves seront balayés.

Puis viendra le temps où il faut payer l'addition face à notre insouciance.

L'artillerie lourde va nous rattraper pour nous ramener dans une lugubre vérité d'où je sortirai brisée.

 

mes enfants


Mai 1983

Naissance de ma fille Aurélie.

Alain et moi habitons Palaiseau.

avril 1984

Séparation de mes parents puis divorce, le trou noir. C'est loin d'être une surprise.

1985

Le père de ma fille me quitte, j'entre en rébellion, je fais une dépression et suis hospitalisée.

1986

L'autorité parentale est partagée avec Alain, le père de ma fille,

Aurélie, sera élevée par sa mamy paternelle, je ne la verrai qu'un week-end sur deux.

mars 1987

Rencontre avec Pascal, et naissance de mon fils Godia, mon 2ème enfant,

juin 1987

Décès de Godia de la mort subite du nourrisson, je m'enfonce dans la déprime, séparation d'avec Pascal.

Alain, le père de ma fille, en profite pour réclamer l'autorité complète. Il l'obtient. Je suis au bout du rouleau..

Je suis réhospitalisée

 

1988....et suivantes

Années de galère, de révolte, et départ pour l'Angleterre, je quitte tout.....

Je tente de me reconstruire chez des amis anglais,

1992

Retour en France, chez mon père, je revois enfin ma fille.

1994 - 2008

Je fais connaissance de Gilles avec qui j'arrive à me stabiliser, mais ma fille me manque terriblement.

2004

 

 

voir généalogie LACHAIZE sur le site : "http://gw.geneanet.org/elianepignard"

 

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