Blason et recherches Généalogiques

Du coté de mon grand-père maternel Joseph Ney

Blason de la famille "de Saint Pair" , "d'argent, chargé de trois losanges de gueules : au chef de gueules, chargé d'un lion passant d'or, couronné armé et lampassé de même"

Blason des Seigneurs de Vendôme, "d'argent au chef de gueules, au lion d'azur couronné brochant sur le tout"

vous trouverez sur ce site les biographies :

1) paternelle : PIGNARD, GOSNET, DERCOURT, RENOUX,

2) maternelle : NEY et LEMARIé,

3) belle famille : LACHAIZE et CARDOUX,

4) mais aussi, l'histoire des "MOURAIN" (belle famille de Charles-Joseph De La Chèse marié à Jeanne Mourain : voir la rubrique"les guerres de Vendée",

5) généalogie : près de 145 000 personnes sur le site Généanet, allant de l'année 1500 environ à ce jour, y compris cinq branches cousines ou alliées, les Renoux sur la Seine-Maritime, les Lagoutte sur la Mayenne, les Bernay sur Cormeilles-en-Parisis, les Gosnet de St Pierre des Loges dans l'Orne, les Herbinière de Livarot dans le Calvados.. et d'autres..

6) et enfin, un voyage dans le passé : 400 cartes postales des villes et villages de nos ancêtres, 270 photos de famille,

bonne ballade à travers le passé familial ....

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Henri Pignard (mon arrière-arrière-grand-père) et son épouse

 

1-2) Ancêtres Pignard/Gosnet/Ney : Recherche de mes ancêtres

N'ayant pas connu mes grands-parents, j'ai été privée d'une foule de souvenirs communs et de toute la complicité qui s'y attache.

Fille unique, désormais divorcée donc célibataire, je me sentais un peu "sans famille", car chez mes parents, on n'en parlait pas : discrétion, pudeur face aux événements, je ne saurais le dire. Aussi, on comprendra aisément qu'il m'a été difficile de ne pas tomber dans la recherche de mes ancêtres, peu m'importait qu'ils soient seigneurs ou paysans, princesse ou bonne du curé !

J'avais juste envie de "faire connaissance" avec eux.

Après le décès de mon Père fin 1994, alors que sa mémoire s'était définitivement enfuie depuis déjà plusieurs années, j'ai pris conscience que je ne connaissais rien du passé de ma famille. Les recherches généalogiques demandaient, en effet, beaucoup de temps, ce que je n'avais pas, et une certaine pugnacité, ce que j'avais.

Aussi j'ai commencé par m'interroger tout simplement sur le vécu de mes parents.

Bien que ma Mère, avare de paroles, m'ait apporté quelques rares précisions un jour où elle était en verve, j'ai été confrontée aux premières difficultés : elle ne savait rien, ou si peu, ni sur la famille de mon Père, ni d'ailleurs, guère plus sur la sienne. Dans la vie, ils avaient eu bien d'autres préoccupations et "chats à fouetter". Cela commençait fort... Quant à savoir où mes grands-parents étaient nés et mariés, toutes les hypothèses étaient lancées.

Seule certitude, ils étaient originaires de Normandie.

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Et puis, le virus m'a prise, un peu à la façon des saumons ou des anguilles qui, incapables de résister à l'appel de l'instinct, en dépit des obstacles innombrables, remontent les fleuves, les rivières, les cascades pour retrouver le lieu de leur naissance, le berceau de leur famille et recréer ainsi, une certaine unité familiale.

J'ai donc voulu "remonter l'arbre".

Dès 1998, enfin à la retraite, ne sachant pas trop où j'allais désormais dans la vie, je voulais savoir d'où je venais.

Savoir, était devenu une obsession.

Alors, pour percer ces non-dits, ces trous-noirs, j'ai été dans l'obligation d'aller à la rencontre des vivants, ce que je n'aurais jamais fait autrement. J'ai donc tenté de retrouver mes cousines, filles des frères de mon Père, que je n'avais pas revues depuis des décennies, en espérant qu'elles pourraient m'apporter quelques éclaircissements.

Le contact a pu se faire, via l'Australie, grâce à Odette, ma tante, expatriée et domiciliée à Sydney depuis 1950 et avec qui j'avais gardé quelques liens. Il était temps, car elle aussi perdait la mémoire, ce mal de la famille. Mes éventuelles trouvailles tenaient donc à un fil...

Mes recherches ont été laborieuses, mais enrichissantes.

J'ai cherché les villages de mes ancêtres sur les cartes, j'ai visité, émue, les églises où ils se sont mariés et ont baptisé leurs enfants. J'ai parcouru les cimetières à la recherches d'indices, retrouvé leurs parcours militaires, leurs contrats de mariage, les partages après successions, les testaments, questionné les secrétaires de Mairie parfois bien plus complaisantes que l'on veut bien le dire, feuilleté des registres paroissiaux ou d'état civil très poussiéreux aux Archives départementales, et regardé d'un oeil attendri les croix posées d'une main tremblante au bas des documents car beaucoup ne savaient pas écrire.

J'ai ri, aussi, devant des actes complètement farfelus écrits aux premiers jours de la Révolution, au nouveau temps du calendrier républicain, lorsque le Maire désigné par le peuple, mais ne sachant pas écrire, remplace le curé lettré mais honni.

Je me suis sentie obligée, aussi, de replonger dans les livres d'Histoire, pour rafraîchir mes connaissances.

Un passé qui aujourd'hui me paraît bizarrement proche.

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J'ai donc retrouvé mes cousines, et découvert pour certaines qu'elles avaient des frères dont j'ignorais jusqu'à l'existence, mais aussi un ancêtre pas très lointain décédé en prison, et là où je m'y attendais le moins, des branches nobles.

Mais aussi, certains cousins lointains au delà de l'Océan : Etats-Unis et Canada et
un joli manoir médiéval, anciennement fortifié, récemment restauré où une certaine Marie de Courboyer a vécu autrefois.

Mariée quatre fois vers 1540, elle est dénommée "La barbe bleue au féminin". Ses époux sont tous décédés de mort violente : l'un pendu au Mans, l'autre tué d'un coup d'arquebuse, un troisième tué d'une coup d'épée dans la gorge, un dernier embastillé à Paris..

Mais la période "était chaude" et certainement pas de tout repos !

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Du coté de mon grand-père maternel Joseph Ney, descendance noble par les femmes, les "De saint-Pair" et les "De Verdun", et remonter vers les "De Cholet" et enfin les "De Vendôme", grandes familles issues de ces seigneurs de Normandie qui hésitèrent, il y a bien longtemps, entre dépendre d'un Duc de France ou du Roi d'Angleterre. Ils choisirent bien souvent le second et leurs guerres furent incessantes et meurtrières.

Ils ravageront les campagnes qu'ils mettront à feu et à sang.

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Forts de nos retrouvailles nous avons organisé en septembre 2004 une petite, très petite cousinade, une quinzaine de personnes dont beaucoup m'étaient inconnues. Pourtant nous descendions tous de nos arrières-grands-parents communs, Arthur Pignard et Juliette Dercourt. Nous avons vivement regretté les absents et nous nous sommes promis de recommencer.

Une fête a été organisée pour le centenaire d'Edgar, le 19 mars 2006, car chacun de nous descendait du même ancêtre commun, mais issu de trois épouses successives. Nos aïeuls se remariaient allègrement sans, semble-t-il, se poser trop de questions. Notre siècle n'a pas inventé les "familles recomposées", le décès remplaçait juste le divorce.

Depuis, la liste des cousins s'est allongée, grâce à internet et Généanet qui facilitent ces retrouvailles. Pour certains nous étions déjà cousins dans les années 1700., il y a donc 300 ans..! Ils me sont devenus familiers et pour beaucoup, plus avancés que moi dans leurs recherches, m'ont apporté leur aide et leurs connaissances. Pour d'autres, c'est moi qui aide à la compréhension et à la recherche de ce passé..

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La généalogie est un grand puzzle dont il faut chercher inlassablement les pièces manquantes. Un grand, grand merci à tous ceux qui m'ont aidée et ils sont nombreux.

 

3) Ancêtres LACHAIZE/CARDOUX

Charles Lachaize (grand-père de Daniel Lachaize) et son chien Mastic

Les longues et fructueuses recherches généalogiques, effectuées essentiellement par Sydney Carroy, arrière-petit fils de Charles Lachaize, et un peu par moi-même, (branche Moine) ne pouvaient pas rester au fond d'un placard, méconnues de la plupart d'entre nous.

Ce texte passionnera très certainement les générations futures et ce, d'autant, que l'histoire de la famille DE LA CHEZE, originaires de Vendée, avant, pendant et après la Révolution française, méritait que l'on s'y arrête.

C'est pourquoi, après avoir effectué ma propre généalogie et la biographie de ma famille, j'ai jugé indispensable de relater les événements lointains qui ont mené la famille DE LA CHEZE, de Vendée vers Loudun dans la Vienne, puis à Rozay-en-Brie en Seine-et-Marne où elle s'est alliée à une famille profondément Seine-et-Marnaise, les CARDOUX.

Cette dernière ville a abrité la jeunesse de Daniel Lachaize et de ses parents et une partie de notre vie de couple.

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Il est connu que nos ancêtres ne s'attachaient pas à l'orthographe des noms, puisque la plupart d'entre eux ne savaient pas écrire.

Ils transcrivaient les patronymes phonétiquement. Aussi, le changement de patronyme, à l'époque révolutionnaire, semble uniquement consécutif à des "manquements ou fantaisies"d'un curé de paroisse ou d'un préposé d'état civil. Des DE LA CHEZE donnent naissance parfois à des LACHAIZE et, à contrario, des LACHAIZE deviennent des LACHEZE et ce dans la même fratrie. On trouve, bien évidemment des LACHAISE, et des DE LACHAISE.

Nos premiers DE LA CHEZE sont des notables, nobles probablement, pour la plupart Notaires et Procureurs, alliés à des familles nobles des alentours où l'on trouve des Procureurs, des notaires, des avocats mais aussi un Sénéchal. Leurs charges étant héréditaires de père en fils, ils savaient donc écrire, lire et signer dès les années 1600. (je ne suis pas remontée plus haut dans l'immédiat).

Ce sont les guerres de Vendée, deux siècles plus tard, et le décès prématuré du chef de famille en mars 1793 (début de la Terreur particulièrement sanglante), qui semblent expliquer la "décadence" et la "fuite vers Loudun".

En effet, deux générations suivantes ils ne savent ni écrire ni signer leur nom dans les actes de mariages ou de naissances. Ils sont devenus, en outre, marchands chauliers puis artisans cordonniers.

Ni l'après Révolution, ni l'épopée Napoléonienne, ni la Restauration n'apporteront une réelle amélioration aux conditions de vie de la famille. Il faut attendre Victor Lachaize, le père de Charles, (arrière-grand-père de mon époux) pour que "l'ascenseur social" fonctionne de nouveau avec la scolarisation obligatoire des enfants et l'industrialisation de la France à partir de la 2ème République.

Il y a quelques temps, un historien de renom, Max Gallo, parlait sur une chaîne de télévision bien connue, à propos de ces guerres fratricides, d'un véritable génocide perpétré par des Révolutionnaires acharnés sur la population vendéenne.

Cette guerre fratricide allait diviser les familles, certaines deviendront républicaines, d'autres resteront profondément royalistes.

J'espère, ainsi, lever un petit coin du voile jeté sur ce passé lointain ...

 

4) Les Mourain, belle famille de Charles-Joseph de la Chèse marié à Jeanne Mourain,

On trouve les traces de la famille Mourain dès les années 1500. Ils sont originaires de Bourgneuf-en-Retz (Loire-Atlantique), qui faisait, à l'époque, partie de la Basse-Bretagne.

A l'origine, la paroisse portait le nom de Saint-Cyr, port depuis l'antiquité, mais le recul de la mer força les habitants à créer, au XIème siècle, un nouveau bourg-port d'où le nom de "bourgneuf". Ce petit port devint vite plus important que l'ancien et la commune a fini par prendre son nom.

Bourneuf était au Moyen-Age un port renommé, important, surtout par ses exportations de sel produits dans le marais salant, la production étant destinée aux iles Britanniques, Dantzig ou même Riga. Le commerce du sel se faisait directement du producteur à l'acheteur. En 1452, plus de 200 navires venus de la Mer Baltique chargeront du sel à Bourgneuf.

Pendant la Révolution, les forces navales sont basées au Port du Collet. Sous la Terreur, une cinquantaine de femmes et enfants sont embarqués au Collet pour être noyés dans la baie sur l'ordre du Comité Révolutionnaire de Nantes.

La commune subira les guerres de Vendée dès 1793. Avec, notamment en mars, l'arrêt d'une colonne de 600 vendéens sous les ordres de Ripaud de la Cathelinière de Frossay qui abattit, lui-même le 24 mars 1793, d'une décharge de pistolet, le premier Maire de Bourgneuf, Pierre Mourain, Notaire et Procureur de Pornic qui avait adopté les idées révolutionnaires qui se voulaient égalitaires.

Cependant, l'ensablement de la "Baie de Bretagne" provoque la fin de la production salicole au XIXème siècle, car les navires ne pouvaient plus atteindre Le Collet, d'où le déclin de Bourgneuf. Aujourd'hui, ne subsistent que des activités de plaisance, une production ostréicole (huitres) et quelques bateaux de pêches qui se font de plus en plus rares.

 

Vive la République, une et indivisible

Pierre Mourain, né le 29 février 1740 à Bourgneuf-en-Retz, en Loire-Atlantique, est fils de Pierre Mourain, Notaire et Procureur aux sièges de Bourgneuf et Pornic, de Sallertaine, Le Poirier et La Garnache, communes de Vendée limitrophes de Bourgneuf-en-Retz. Les différentes familles Mourain ont une souche commune qui remonte au XVème siècle.

Il épouse, le 11 août 1772 à Sallertaine (Vendée) sa cousine au 4ème degré, Anne Thérèse Mourain, fille de Pierre et de Marie Bonnin. Ils auront neuf enfants.

En 1789, Pierre Mourain fut le premier maire de Bourgneuf, car il a adopté les idées républicaines. Il est l'un des 36 membres qui doivent former l'Assemblée départementale de la Loire-Inférieure. Puis il est nommé membre du Directoire du département.

Il prend position dans ses écrits afin de convaincre le clergé d'adhérer à la Constitution, prônant "que la constitution civile ne peut leur assurer que des avantages, car le Pape, à ses yeux, n'est pas plus qu'un évêque".

Ce fut sans doute ses positions affichées qui lui assurèrent l'élection en tant que Député de la Loire-Inférieure, à l'Assemblée législative le 28 Août 1791, par 183 voix sur 286. Cependant, il semble que les excès de la Révolution commencèrent à l'inquiéter. Il abandonne alors ses fonctions avec l'intention de se consacrer à l'agriculture et à ses domaines.

En 1793, il est de retour à Bourgneuf où il exerce toujours ses fonctions de Maire de la ville.

Or, le 13 mars 1793, en provenance de la ville de Machecoul, les Vendéens de la Roche-Saint-André s'emparent de Bourgneuf. Pierre Mourain est emprisonné et son château est pillé.

De sa prison, il adresse le 17 mars 1793 une lettre à ses enfants qui révélait un lucide pressentiment : ".... voilà les Français armés contre d'autres Français".

Les jours suivants tout le Pays de Retz fut occupé par les Royalistes. Le 23 mars 1793, c'est l'attaque de Pornic, où la victoire-éclair se transforme dans la nuit en une déroute des assaillants qui sont massacrés.

Les survivants aspirent à la vengeance.

Une colonne de 600 hommes sous les ordres de Ripaud de la Cathelinière de Frossay, un Royaliste, s'arrête à Bourgneuf. Et, le 24 mars 1793, Pierre Mourain est abattu par La Cathelinière d'une décharge de deux pistolets dans la poitrine au lieu-dit "La Foliette". Détail qui ajoute encore à l'horreur de la tragédie, comme il respirait encore, il est achevé à coups de pelle par son jardinier.

 

Voir aussi la rubrique "Les Guerres de Vendée" et le site "http://gvendee.free.fr"

 

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