la Guerre civile de Vendée : 1793-1796

 

 

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14 mars 1793 : décès de Charles DE LA CHESE, à Saint-Etienne-du-Bois (Vendée) dans les premiers jours du soulèvement des Vendéens contre les Révolutionnaires. Il a 44 ans. Il est Notaire, fabriqueur. Il laisse au moins 5 enfants. C'est le début d'un changement radical de situation pour la famille.

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La Vendée, berceau de la famille De La Chèse/Lachaize

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En Vendée, c'est une armée de Vendéens qui se constitue contre la Révolution.

Les Vendéens sont des gens qui vivent de peu, très attachés à leurs traditions, leur terre, leur religion.

C'est la Conscription qui met le feu aux poudres.

En effet, il faut de plus en plus de soldats pour lutter contre l'envahisseur prussien et autrichien car la mort du Roi Louis XVI n'a rien résolu. Bien au contraire, elle provoque même le déchaînement des monarchies européennes contre la France. Cependant, l'armée révolutionnaire veut poursuivre la libération des peuples opprimés.

Les généraux conduisent les troupes françaises en justifiant leur action par cette formule "Guerre aux châteaux, paix aux chaumières". La Convention et ses dirigeants envoient des administrateurs dans toutes les villes et les villages pour tirer au sort des hommes parmi les célibataires, puisés essentiellement dans les populations de paysans.

Il faut se rappeler qu'avant la Révolution, celui qui avait de l'argent pouvait payer un autre homme pour le remplacer. Ce système a été aboli par Napoléon qui déclare le service militaire obligatoire donc égalitaire.

Ce n'est pas une armée qui défend particulièrement la royauté, mais le Sacré-Coeur dont ils vont porter l'emblème. Elle se bat pour conserver sa religion, protéger ses prêtres réfractaires entrés dans la clandestinité ou immigrés. Ils refusent, en effet, d'adhérer à la nouvelle Constitution qui met les représentants de l'église au rang de simples fonctionnaires de la République, n'étant plus désignés dorénavant ni par le Roi ni par le Pape.

Les Vendéens que l'on appelle "les Blancs" (couleur de leur drapeau), s'emparent de Cholet le 14 mars 1793 et le 9 juin de Saumur.

Contre les Vendéens, les soldats de la République, "les Bleus" (couleur de leur uniforme) battent "les Blancs" à Cholet le 17 octobre 1793. La plupart de leurs chefs sont tués. Ils sont 80000 hommes, femmes, enfants pourchassés qui s'en vont alors vers Granville où ils espèrent trouver le secours des émigrés et des Anglais qui combattent aussi la Révolution.

Mais rien ne viendra.

Ils échouent dans leur tentative de prendre Granville, se replient sur Angers, puis sont refoulés vers Le Mans où "les Bleus" de Marceau les écrasent, puis les achèvent le 23 décembre 1793 : 15000 morts.

Les prisonniers, femmes et enfants compris ont été fusillés. Jusqu'en mai 1794, la Vendée est à feu et à sang et va être parcourue par les colonnes infernales des "Bleus" du Général Turreau, qui vont réquisitionner les grains, les animaux, brûler, détruire, piller, assassiner les populations dans des conditions atroces. Des jeunes filles sont violées, écartelées, pendues dans les arbres par les pieds, des femmes enceintes écrasées sous des pressoirs, des enfants embrochés et rôtis....

En février 1795, une paix temporaire est signée, mais, dès l'été, des émigrés et des Anglais débarquent à Quiberon. Ils se joignent aux Chouans qui sont des combattants du nord de la Loire. Le 16 et 17 juillet 1795, les Chouans et leurs alliés sont battus. Les 751 prisonniers sont condamnés à mort et exécutés.

Les guerres civiles de Vendée ont fait 150 000 morts sur les 400 000 habitants que comptait cette région. Dans certains villages 40 % de la population fut exterminée.

C'est au nom de la liberté, de la liberté de croire en leur religion, qu'on voulait réduire à une simple institution administrative, que les Vendéens furent poursuivis, pourchassés jusqu'au martyre, puisque des gens, des femmes, enfants, vieillards, furent emprisonnés, exécutés, massacrés, parce que leurs maris, leurs frères, leurs enfants, étaient partis combattre ceux qui leur ôtaient ce que la Déclaration des Droits de l'Homme leur avait promis.

A savoir "nul ne doit être poursuivi pour ses opinions, mêmes religieuses".

 

 

LES GUILLOTINES ET FUSILLES DE l'AN 1 ET 2 DE LA REPUBLIQUE

 

Charles Mourain, Sieur de l'Herbaudière, (cousin et beau-frère de Pierre Mourain, belle-famille De la Chèse), est né le 23 août 1734 à Sallertaine, Avocat au Parlement, Sénéchal, Maire de Noirmoutier. Il épouse le 5 février 1771 à Noirmoutier, Elisabeth Jacobsen, fille de Corneille Jacobsen et d'Elisabeth Cormery, Sieur de la Cornière, négociant, Maire de Noirmoutier en 1755.

Ils ont six enfants. Charles est guillotiné le 13 mai 1793, aux Sables d'Olonne, par les Révolutionnaires, sa femme emprisonnée et fusillée le 29 janvier 1794 avec Madame d'Elbée (épouse d'un général vendéen lui-même fusillé dans son fauteuil, car il était gravement blessé). Leur fille de deux ans décède le 1er mars 1794 à Noirmoutier, un mois après le décès de sa mère.

Pierre Mourain sera exécuté par les Royalistes, tandis que son cousin Charles sera guillotiné par les Révolutionnaires.

 

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un très beau site à visiter, très instructif sur les guerres de Vendée : "http://gvendee.free.fr"

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