1988 - Egypte (août)

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de droite à gauche : Fabienne, Monique et moi
fête à bord : de droite à gauche ; Monique, Fabienne, Jean-Paul et moi

 

Seule l'idée de pouvoir repartir en voyage me fait tenir toute l'année.

Circuit avec le Club Med. Direction Le Caire.

Je retrouve Monique connue en vacances en Turquie. Nous allions sympathiser très vite avec Désirée et Jean-Paul. Le groupe est sympathique.

Décollage d'Orly, mais le vol est perturbé par un incident technique. Obligation d'atterrir à Rome sans plus d'explications.

Nous somme restés cloués au sol, en attente, au moins 5 heures. Pas rassurant.

Arrivés avec beaucoup de retard au Caire, cela chamboule le planning.

Nous visitons les pyramides sous un soleil de plomb ce qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. La visite du splendide musée est également écourtée. Le son et lumière de nuit va cependant me réconcilier avec les pyramides, car c'est magique.

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Départ ensuite pour Louxor par air.

Nous restons plusieurs jours au village du Club pour visiter les alentours. L'ambiance est à la rigolade au bord de la piscine, entre repas somptueux, boissons à volonté, musique, descente du Nil en felouque, visite des sites anciens, des temples, des ruines de Karnak en son et lumière, de la vallée des Rois et des Reines...etc.. tout cela est grandiose.

Pourtant un drame couve sur le bord du Nil.

Nous devons embarquer sur le "Marhaba" pour une croisière jusqu'à Assouan, mais une tempête s'est levée sur le fleuve.

Un bateau de touristes coule, emporté par un tourbillon, alors qu'il cherchait refuge vers la berge. De très nombreux morts sont dénombrés dont beaucoup d'Italiens. La navigation est coupée, impossible de partir car les autorités tentent de retrouver les corps des victimes.

Ouf, on l'a échappé belle.

Comme quoi la vie ne tient qu'à un fil et à un concours de circonstances.

La navigation est suspendue. Le départ reporté.

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Nous serons bloqués à Louxor deux jours. Mais la piscine et le soleil étaient au rendez-vous pour occuper nos journées.

La croisière se déroulera ensuite tranquillement entre farniente, bains de soleil, rigolades et soirées "disco".

Accostages chaque jour pour visiter les temples fastueux qui jalonnent le Nil.

Son et lumière au temple de Philaé, une vraie merveille.

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Débarquement à Assouan, logés dans le "village" du Club Med.

Virées en felouques et promenades hippiques, à dos de dromadaire sous un soleil de plomb, occupent nos journées.

Excursion programmée en supplément : Abou Simbel

Les temples d'Abou Simbel sont situés au sud d'Assouan, à une journée de navigation. Ils furent érigés par Ramsès II.

C'est l'aboutissement de mon voyage car parti de la Méditerranée il se termine aux portes du Soudan et l'histoire de ces deux temples est assez incroyable. Taillés dans la roche sur la rive occidentale du Nil, entre 1290 et 1244 avant Jésus-Christ, ils avaient été construits pour honorer les divinités Râ, Amon, Ptah et Ramsès. 
Perdus dans l’oubli, ils furent redécouverts accidentellement au XIXe siècle, à demi ensablés. Mais ce n'est qu'au début du XXème siècle, que furent entrepris les travaux de déblaiements et de fouilles. 

Un demi-siècle plus tard, les temples d'Abou Simbel étaient de nouveau à la une de l'actualité.
En effet, en 1956, l'Egypte prenait la décision de construire un nouveau barrage à Assouan, ce qui constituait une menace de destruction pour tous les sites et monuments situés sur les rives du Nil en Nubie, du fait même de l'élévation des eaux du lac Nasser.

Démontés en plus de 1000 blocs, les fragments de 20 à 30 tonnes furent transportés jusqu'à l'emplacement choisi pour reconstituer, à l'identique, les temples qui furent ainsi surélevés et sauvés.

On recréa ensuite alentour un paysage ressemblant à l'environnement primitif.

C'est grandiose.

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Retour au Caire.

Comme personne ne m'attend à Paris, je vais opter pour une semaine supplémentaire de vacances. Nous n'avions pas vu grand chose du Caire, lors de notre arrivée, du fait même des avaries de notre avion.

Le Club nous propose la découverte de la ville et la visite de ses musées tandis qu'en soirée, on se déchaîne sur la musique d'YMCA du groupe Village people. Désirée, au mieux de sa forme, nous embarque dans des délires époustouflants.

Nous sommes une dizaine à avoir choisi cette prolongation, dont Monique, Désirée, Fabienne et son copain. Jean Paul a du rejoindre Paris pour son travail.

Une sortie en soirée est prévue dans un cabaret Cairote, fréquenté par un public égyptien, et non par des touristes. La danse du ventre est de rigueur dans une chaleur étouffante sur une musique orientale. Il n'y a que des hommes arabes comme spectateurs. Ils glissent de généreux pourboires dans le corsage des danseuses pour marquer leur satisfaction.

Cela change notoirement du disco.

Pour plus de dépaysement, nous avons opté pour le métro, celui-ci étant d'ailleurs somptueux. Les voyageurs peu habitués à rencontrer des étrangers dans ce style de transport en commun, s'étonnent de notre petit groupe, car les femmes sont habillées sur leur "trente et un", et en robes longues...

A l'époque, on était loin des attentats connus depuis quelques années, dans ce merveilleux pays.

Un souvenir marquant et inoubliable.

Retour à Paris pour reprendre le travail. Vivement les prochaines vacances..

 

croisière sur le Nil
Monique et moi : pas vraiment rassurées

 

Le Caire : notre petite bande de vacanciers heureux
Le Caire : Véronique, Désirée et moi

 

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