1989 - Inde du Nord (janvier)

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Monique, le guide, Marie jo, Bernard et moi
Inde : embouteillage dans les rues

 

Départ de Paris, après un contre-temps pour cause de panne de l'avion !

Ça commence bien ! Nous passerons une partie de la nuit dans l'aéroport !

Arrivée à Delhi.

L'inde est un choc culturel. La misère vous écrase.

Je suis partie avec Monique, non pas celle côtoyée en Turquie et en Egypte, mais Monique de chez L'oréal, amie du mari d'Astrid puisqu'ils travaillaient tous deux dans cette grande entreprise qui organisait ce circuit de 12 jours. Je l'avais connue pendant mon voyage au Mexique en 1987 en même temps que Bernard et Marie-Jo. Monique était désormais veuve et nous partagions la même chambre. (Monique est en rouge sur la photo). Nous avons bien rigolé car elle s'est laissé draguer par le guide (celui aux lunettes de soleil). Que de péripéties pour qu'elle puisse aller le rejoindre la nuit sans se faire remarquer par ses collègues de L'Oréal....

Au petit matin, notre guide n'a pas la grande forme !

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Dans la capitale surpeuplée, les vieux bâtiments de l'empire colonial britannique côtoient les taudis. Elle attire les miséreux venus du monde rural et les vaches, décrétées sacrées, s'installent confortablement au milieu de la rue. Il faut les contourner. Les chèvres, les poules, les chiens, les rats, errent, près des bidonvilles. La rue est un théâtre où se joue le drame de la misère, de la pauvreté, où vivent les démunis à longueur d'années. C'est là qu'ils travaillent et dorment sur les trottoirs à même le sol. La rue c'est aussi les couleurs, les odeurs, les sons, les saris multicolores des femmes. Partout, les parfums d'encens alternent avec les odeurs de la misère. Les klaxons, les cloches, les cris des marchands, les rickshaws, tout vous étourdit.

Il fait une chaleur étouffante. La ferveur des indiens étonne, malgré la pollution, le bruit, la saleté.

La foule est aussi dense que dans le métro parisien aux heures de pointe. Pareil sur les routes, où circulent charrettes tirées par des boeufs, dromadaires attelés, éléphants domestiqués, deux roues, piétons, voitures, camions, bus, vaches en liberté.... La circulation est invraisemblable et dangereuse.

Nous visiterons le fort rouge qui a été construit vers 1565, il est impressionnant par sa grandeur.

A l'intérieur, on trouve des mosquées, de grès rouge ou de marbre blanc, des palais.

Nous quittons Delhi...

Nous commençons la journée par la visite du fort d'Amber qui fut la capitale de l'empire Rajpoute. La montée se fait à dos d'éléphant jusqu'au sommet de ses remparts. Puis, ballade dans la vieille ville de Jaipur et son magnifique Palais des vents, au mur finement sculpté qui permettait aux femmes de la cour d'observer le spectacle de la rue à l'abri des regards. La circulation est étourdissante dans le vacarme des klaxons au milieu des mendiants et des vaches sacrées..

Nous reprenons la route pour visiter Fatehpur-sikri qui fut construite par un empereur Moghol qui en fit sa capitale. Mais elle sera vite abandonnée par manque d'eau. C'est devenu une ville fantôme magnifique de style Moghol.

Agra et le Taj Mahal.

Il faut se lever tôt pour éviter l'afflux des touristes.. Le Taj Mahal est un mausolée de marbre blanc avec ses quatre minarets, dédié à l'épouse adorée d'un empereur moghol, celle-ci étant décédée en mettant au monde son 14ème enfant.

Puis, Khajuraho.

Une vingtaine de temples découverts dans la jungle au XIXème siècle par les Anglais. L'érotisme en est l'un des thèmes principaux, mais les Musulmans en ont détruit la majeure partie. Des couples enlacés, des femmes coquettes, l'art de l'amour et la nature sensuelle des hommes évoquée de façon gracieuse.

Varanasi ou Bénarès la ville sainte

Comme partout en Inde le bruit est terrible à devenir fou, les klaxons explosent, mais les Indiens restent super stoïques dans ce grand tintamarre. Ils ne râlent pas, sont tolérants, contrairement à nous, même si j'idéalise un peu. Il est de tradition de prier les pieds dans l'eau pour se purifier au milieu des pèlerins. La plus vieille religion du monde est encore si vivante.

On vient mourir à Bénarès, c'est un vrai cloaque..

Le matin à l'aube, nous sommes allés voir les crémations.

Il fait un froid glacial dans le bateau qui nous emmène sur le Gange où flottent quelques restes de cadavres.

Intéressant : la préparation et la mise à feu des bûchers. Pas simple. Une fois terminé, tout est jeté dans le fleuve. Puis les femmes viennent laver leur linge et se baigner entourées d'enfants rayonnants et souriants qui jouent dans l'eau au milieu des cendres..

Bénarès, c'est indescriptible : des ruelles étroites où l'on croise des vaches et des chèvres qui se nourrissent d'ordures., des mendiants, des hommes saints qui ne fument pas que du tabac, des lépreux à qui il manque des doigts, des oreilles, des mains...

La misère nous assaille. C'est trop.

Nous allons, enfin, pouvoir poster nos cartes postales. Dans l'hôtel 4 étoiles où nous sommes descendus, un employé nous indique le bureau de poste. Il est situé dans un petit local près de la réception. Et là, surprise : l'employé des PTT est en train de décoller consciencieusement tous les timbres des enveloppes à expédier ! Notre courrier n'est pas près d'arriver.... Y a pas de petits profits !

Un voyage époustouflant, et je me suis bien amusée.

Retour vers Paris sous le choc, puis reprise du boulot. Toujours autant de travail et je n'ai pas le temps de rêvasser.

Monique et moi, que c'est haut !
le vieux mendiant !!
vache sacrée dans la rue...

 

 

circulation insolite sur les routes..

 

 

 

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