1991 - Réunion-Maurice
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Voyage programmé avec ma copine Astrid et son mari, organisé par l'Oréal.
Cette île à grand spectacle, située à 9000 km de la métropole, est attractive par son relief montagneux impressionnant et le Piton de la Fournaise, son volcan, toujours en activité.
Son relief tourmenté, très escarpé, rend l'intérieur difficile d'accès et certaines zones ne disposent d'aucune route. C'est donc le paradis des randonneurs et de l'hélicoptère. La canne à sucre reste la filière déterminante pour l'équilibre économique de l'île puisque qu'elle est la 2ème ressource après le tourisme.
La population, très métissée et conviviale, est surtout concentrée sur le littoral coincé entre la montagne et le mer, aussi les embouteillages sont de rigueur. La route vers Mafate est très sinueuse, pittoresque, on est de suite en haute montagne ! Progressivement on a quitté la zone habitée, on traverse quelques cultures puis après une forêt de conifères et d'eucalyptus, la végétation devient plus rare, rabougrie, et, bientôt, le cirque de Mafate se dévoile à nos pieds. Malgré les apparences, la région n'est pas inhabitée. On aperçoit un hélicoptère qui dessert des petits villages inaccessibles.
Ce sera ensuite le cirque de Cilaos et nous quittons le littoral du coté de St Louis, pour entamer une montée vers un petit village de cultivateurs. La route est étroite et ne permet pas de croisement. Le chauffeur est prudent.
Puis ce sera le cirque de Salazie, avec ses belles cascades, les villages avec leurs cases créoles.
Le piton de la Fournaise est un volcan actif avec une éruption presque chaque année qui entraine des coulées de lave qui vont se jeter dans la mer vers Sainte Rose où il faut refaire régulièrement la route. Dans cette zone, c'est la désolation, aucun village, personne. La nature a du mal à reprendre vie. A Sainte Rose, la lave a même cerné l'église sans entrer à l'intérieur. Un miracle, pour la population !
Nous voulons faire un tour d'hélicoptère, mais il faut que les conditions climatiques soient bonnes. Une chance, elles le sont ! Trente minutes d'émerveillements, car on découvre les merveilles de la Réunion vues du ciel, un vrai régal. Bien sanglée, le casque sur les oreilles pour les commentaires, nous décollons en douceur pour Cilaos, le cirque de Mafate, Salazie, le trou d'enfer, les magnifiques cascades, le volcan.
Nous visitons aussi la côte ouest, avec quelques lagons. La baignade est guère conseillée, il y a de nombreux requins.
Quel souvenir, même si c'est un peu cher !
Puis départ vers Maurice.., la perle de l'océan Indien, île où le dodo, cet énorme oiseau sans aile, fut exterminé par les colonisateurs. Pays, aussi de Paul et Virginie.
Port Louis, la capitale, vivante, éclectique et surprenante. La population est diversifiée : chinois, indiens, africains, malgaches cohabitent avec insouciance. Les saris indiens croisent le voile musulman, tandis que d'autres font leur signe de croix. Métissage culturel et humain. Flânerie sur son marché coloré et animé par des marchandes de fleurs et d'herbes aux milles vertus.
L'anglais est la langue officielle, mais ils parlent aussi le français et surtout le créole enrichi de quelques mots empruntés aux diverses ethnies.
Belles plages paradisiaques vers Grand Baie, avec une mer tiède où l'eau turquoise des lagons vous invitent au farniente, journée plage et repos.
Grand bassin et son temple indou, offrandes de fleurs, parfun d'encens, prières ferventes.
Visite au jardin botanique de Pamplemousse, implanté à l'origine par le gouverneur français de l'Ile, pour y cultiver des légumes pour sa famille. On y trouve désormais un grand bassin avec des nénuphars géants et nombre de plantes ou arbres exotiques.
Maurice reste l'île fréquentée par une multitude d'amoureux en voyage de noce où de majestueux catamarans proposent des croisières merveilleuses.
***
Retour vers Paris, après 11 heures de vol et quelques frayeurs. L'avion s'est retrouvé dans un trou d'air gigantesque au moment ou l'équipage servait le déjeuner. Les plateaux repas s'élevèrent vers le plafond, l'hotesse de l'air et le stewart, tombés à plat ventre dans l'allée, tentaient de retenir le lourd chariot qui allaient en tout sens. Quelques uns des voyageurs qui avaient déjà commencé à manger, vomissaient.
L'enfer, pendant quelques secondes qui parurent l'éternité, et cette impression de tomber.. tomber...
Passé cet instant de panique, le commandant de bord offrit le champagne à tout le monde, ce qui détendit l'atmosphère. Trou d'air, parait-il, du aux nombreux puits de pétrole en feu pendant la guerre du Kowait. Merci mon Dieu, merci Allah.
Maurice
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| temple hindou |
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|---|---|
| jardin botanique de Pamplemousse | Maison créole |
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