1995 - Chine (octobre)

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Pékin : la cité interdite
Hong Kong : promenade dans la baie

 

La Chine est un pays fascinant, la plus vieille civilisation de notre planète. Cela mérite un petit détour..

10 heures d'avion, destination Beijing, ville plus couramment appelée Pékin. Voyage avec le Club Med.

Notre avion a du mal à décoller de la piste de Charles de Gaulle, et comme je m'inquiète auprès de l'hôtesse de l'air assise en face de moi, elle me précise, laconique, "Les soutes sont pleines, trop chargées " !

J'avoue avoir été soulagée lorsqu'il a pris un peu d'altitude en survolant la banlieue parisienne.

Arrivée à Pékin, formalités douanières sans problème particulier et nuit dans un hôtel hyper moderne, tout neuf, en ville. Par contre, difficultés pour récupérer nos bagages à l'hôtel. Les employés chinois ne semblent pas pressés, mais relax. Notre guide se fait houspiller vertement devant tant de laxisme, car il ne bouge pas beaucoup, et discute avec des copains.

Quant à moi, j'arrive dans une chambre déjà occupée par un homme en train de prendre son bain !

Panique .. Enfin, tout se calme, j'emménage dans une autre chambre.

La journée a été longue. ..

Au petit matin, la vue de la fenêtre de l'hôtel, du 15ème étage, donne sur un quartier en pleine reconstruction. Des grues et des chantiers à perte de vue, et construction d'un grand stade. Pékin se modernise et rase tous ses vieux quartiers.

Peu seront épargnés et réhabilités pour satisfaire les touristes. Pourtant on est encore loin des prochains jeux olympiques.

Nous allons visiter la capitale et la cité impériale qui, elle-même, enferme la cité interdite, domaine de l'empereur et de son gouvernement, où l'on ne pouvait accéder sans risquer la mort. Aujourd'hui, elle est ouverte aux touristes, notamment à de nombreux chinois venant des lointaines provinces et débarquant par autocars. Ils sont habillés de bleu de chauffe, contrairement aux Pékinois très occidentalisés.

Dans les larges avenues grouillent une multitude de vélos, camions, charrettes à bras, bus, cyclo-pousses. La place Tian an mem d'une superficie de 4 hectares est la plus vaste du monde. Elle sert pour les discours, les défilés militaires. Nous assistons à la levée du drapeau.

Les jours suivants, nous déambulons dans de nombreux parcs, très agréables, dont certains sont d'anciens jardins privés impériaux. Visite du Temple du ciel, un édifice pittoresque, mais bondé de touristes chinois venus des campagnes qui n'hésitent pas à nous bousculer pour passer devant nous dans la file.

Un déjeuner est organisé le midi chez l'habitant, ce qui nous permet d'entrer dans l'intimité d'une famille chinoise.

C'est sympathique, nous avons été gentiment reçus.

Puis, départ pour la Grande Muraille, située à 80 km de Pékin. Nous l'avons déjà aperçue de l'avion car elle court pendant des milliers de kilomètres sur la crête des montagnes et était destinée à arrêter les invasions barbares. 6000 km, mais on parle de 21000 construits depuis le IIIème siècle avant J.C., c'est gigantesque.

Une partie a été restaurée, l'autre reste en ruine.

Pour notre dernière soirée à Pékin, nous dînerons dans un célèbre restaurant de canard laqué, la grande spécialité chinoise.

Puis, un tour en pousse-pousse autour de la place Tian an mem illuminée. C'est très beau.

 

Départ pour Xian, en avion

La ville est située dans le centre du pays et sur la route de la soie.

De l'aéroport à la ville, nous parcourons la campagne pendant quelques kilomètres. Cela semble bon et apaisant, car la frénésie de Pékin m'a sonnée, car cela donne le tournis avec ces chantiers à perte de vue, ces immeubles ultra-modernes, cette circulation frénétique, cette pollution.

En 1974, en creusant un puits, on a découvert, par hasard, l'armée enterrée de l'empereur Quin, ayant vécu 220 ans avant J.C., c'est à dire il y a plus de 2200 ans. Cette armée était sensée le protéger dans l'au-delà. Ce sont des milliers de soldats alignés, en terre cuite, chacun ayant un visage différent mais aussi des chevaux, des chars. La conservation est remarquable, la découverte impressionnante. Toutes les personnes ayant contribué à la construction du tombeau de l'empereur, ainsi que ses concubines furent enterrées vivantes. Les découvertes continuent..

Nous visiterons la ville, le quartier musulman, le souk, la pagode de l'oie sauvage, les remparts.

La ville a pris un nouvel essor grâce à cette armée enterrée développant ainsi le tourisme.

Nous nous attardons à flâner sur des marchés et, surprise sur un étal, la vendeuse propose de jolis rats biens gras, morts bien évidemment, mais avec un joli petit ruban autour du cou comme nos poulets labellisés ! C'est au menu.. Cela me laisse pantoise.

J'étais au courant pour les chiens, les chats, mais les rats .. ?

 

Avion pour Sanghaï.

Promenade sur le Bund, ce boulevard qui longe la rivière Huangu. Décalage entre tradition et modernité, les délires architecturaux côtoient de beaux bâtiments datant d'un autre temps, celui des concessions anglaises et françaises du XIXème siècle quand l'opium était la monnaie d'échange. Shanghaï by night : néons, extravagances, pire que New-York. La soirée se passera à l'opéra de Pékin. Surprenant.

 

A nouveau l'avion, et départ pour Guillin vers le sud.

Une Chine telle qu'on l'imagine, avec des rizières, des paysans, des buffles, des vieilles femmes au dos courbé. On embarque sur un bateau pour descendre la rivière Li qui coule paisiblement dans un dédale de pains de sucre, style baie d'Along au Vietnam. C'est très beau. La rivière sert à tout : les boeufs prennent leur bain, les femmes lavent leur linge, les enfants plongent, les hommes pêchent aidés de leurs cormorans. On l'utilise aussi comme égout. ...

Retour à Guillin, avec ses nombreux petits commerçants et restos ouverts très tard le soir car les chinois dînent, pour la plupart, installés sur le trottoir. En effet, les logements communautaires ne favorisent pas la vie familiale.

Il y a bal dans la rue, les gens s'invitent à danser sur des airs de valses diffusées par un poste de radio posé au sol.

L'ambiance est bon enfant.

 

Enfin Hong-Kong, une ville qui brille de mille feux.

C'est un confetti d'ile comparé à la Chine sa voisine, ville déroutante, trépidante, cosmopolite. Le bail de 99 ans signé entre l'Angleterre colonialiste et la Chine tire à sa fin, c'est la capitale du shopping, une jungle commerciale où l'on trouve de tout. Des milliers de néons multicolores éclairent les rues, noires de monde.

Il fait très chaud.

La vue sur la baie est magnifique, les avions atterrissent en rasant les toits des immeubles. Impressionnant.,

Pourtant, je ne verrai pas grand chose car je suis malade avec une forte fièvre qui me bloquera au lit la dernière journée.

Départ pour Paris, toujours patraque, le travail m'attend dès mon retour.

 

la muraille de Chine 
les livreurs de charbon

 

Les rats sont en vente sur les étals des marchands avec des petits rubans roses.. comme nos poulets !

La grande muraille, spendide, partie restaurée

 

 

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