1998 - Cuba, (février)

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Trinidad : le bus local, une charrette, des bancs, un âne
Cuba : le Ché, sur toutes les façades

le "village" du Club

 

Direction Cuba

Voilà presque deux ans que je n'ai pas pris de vacances, je vais quitter l'hiver parisien et le stress de cette année éprouvante.

Je formule une demande de congés, que mon jeune PDG n'ose pas me refuser compte-tenu du nombre de semaines qu'il me reste à prendre et de l'accident dont j'ai été victime.

Arrivée à La Havane.

La ville et le front de mer ont du connaître leurs heures de gloire dans un passé lointain, mais sont, actuellement, tellement délabrés qu'on pourrait penser que les Cubains viennent d'être bombardés.

Direction le "village du Club Med", un hôtel splendide où je bénéficie d'une chambre de rêve avec vue sur la mer. C'est, parait-il une ancienne prison reconvertie en centre de loisirs, comme le laisse supposer l'infrastructure en rond, avec une cour intérieure plantée de beaux palmiers.

Plongeon dans la piscine pour commencer une journée placée sous le signe du soleil. 25° à l'ombre.

Après quelques jours de repos dans ce lieu enchanteur, je pars à la découverte du pays.

Le "Che" que je trouvais très "romantique" dans ma jeunesse est placardé sur tous les murs de la capitale et des villes alentours.

Une idole adulée par un peuple accueillant et joyeux malgré les nombreuses difficultés liées en grande partie à l'embargo américain. Les mentalités ont, certes, évolué et le communisme pur et dur a été mis au placard malgré Fidel Castro qui dirige toujours ce pays d'une poigne de fer. Ce peuple, qui était prêt à croire en une bande de va-nu-pieds pour acquérir le droit à l'école et à la santé, continue à vivre comme dans les années 50, tout particulièrement depuis que l'URSS a cessé de les approvisionner et, en contrepartie, de leur acheter leur sucre.

A part à La Havane où quelques voitures délabrées et vieux camions russes circulent, dans le reste du pays, la population se déplace à cheval, en charrette ou grâce à d'antiques motos rafistolées. Dans les champs les charrues sont tirées par des boeufs comme au bon vieux temps de nos arrières grands-parents. C'est dépaysant et reposant...

Le paysage est souvent grandiose, les plages belles et désertes.

La musique afro-cubaine est de rigueur dans toute l'ile que nous visitons d'Est en Ouest, de Santagio-de-Cuba à Vinales.

Nous sommes bercés à longueur de journée, et de soirée, au rythme de la salsa et des tangos argentins.

Plus troublant : les églises sont murées !

Dans les hôtels les coupures d'eau et d'électricité sont courantes, ce qui est fort désagréable. A peine savonnée sous la douche, l'eau ne coule plus !

Certains d'entre nous plongent dans la piscine, mais l'eau n'est pas très claire non plus.

Les Cubains manquent de tout.

Les marchés sont très peu approvisionnés, les étals presque vides, les produits de base étant réservés aux touristes. Nous sommes amenés à offrir nos savonnettes coupées en petits dés aux ouvrières d'une fabrique de cigares qui se confondent en chaleureux remerciements. Dans les magasins d'Etat, comme dans les pharmacies, il n'y a que de très rares produits, en principe gratuits. Les cubains attendent avec impatience l'arrivée d'un navire chargé de dentifrice, ce qui leur permettra de l'utiliser aussi pour laver leur linge !

On croit rêver devant tant de pénurie de produits essentiels, le cauchemar pour nous.

La Révolution, qui ne fut pas vraiment une évolution de tout repos pour les Cubains, marquera un tournant de l'histoire du monde axé vers le communiste qui voulait créer un monde meilleur. La jeunesse que nous rencontrons est éduquée et bardée de diplômes, mais sans aucun débouché professionnel.

Les soubrettes dans les hôtels sont bac + 5 ou 7.

Ce voyage restera pour moi la découverte d'un autre monde, et j'ai aimé l'explorer....

Je rentre à Paris un peu sonnée !

 

bus local
le bus local

 

transport en commun : le camion russe
la voiture à la mode : année 50

on se déplace comme on peut

envol pour Santiago de Cuba

fabrique de cigares

Cubain et cigares

 

marchand de fruits caramélisés à La Havane

 

Vinalès et... on fait la sieste sur la promenade "le Malécon" à La Havane, ... cool, cool,

musique... musique sur des airs de Salsa et de musique afro cubaine

on attend l'apéro..

 

dans la vie faut pas s'en faire... moi je m'en fais pas.

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