Madagascar (Novembre 2000)

avec le Club Med

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sur la route du Sud, vendeuses de cacahuètes,
la grande pauvreté de la population et la déforestation sur la colline

 

Cette année, je fête mes 60 ans en avril.

 

Madagascar : l'Ile rouge. J'en avais souvent rêvé, je l'ai fait.

Arrivée dans la capitale Antananarivo, ville bâtie sur ses collines, après 10 heures d'avion.

 

La misère est totale comme jamais vue, notamment dans le sud.

Que dire de la richesse des paysages, de la beauté de la flore et de la faune, face à la déforestation qui fait des ravages incroyables.

En effet, faute d'autres ressources, les Malgaches utilisent toujours le charbon de bois pour se chauffer ou pour cuire les aliments.

Le fameux "mora-mora" (doucement) est appliqué avec rigueur par toute une population fataliste et d'une extrême gentillesse.

Un dépaysement complet pour celui qui sait se contenter de peu.

*****

Nuit à l'hôtel, et dès le lendemain matin, départ de Tana vers le Sud.

Nous rejoindrons le sud par des routes défoncées enjambant des ponts en fer datant de la colonisation française et auxquels il manque quelques traverses...Par sécurité, le guide nous fait descendre du bus. Il faut faire attention où passent les roues de l'autocar pour ne pas dégringoler en contrebas dans la rivière. Les femmes y lavent leur linge, les hommes s'y lavent nus, et s'abreuvent les troupeaux de zébus gardés par des enfants.

Traversée des hauts plateaux pour arriver à Antsirabé.

Tour de ville en charrette appelée pompeusement calèche, découverte d'ateliers d'artisanat sur bois précieux, de broderie, de papier. Puis visite d'un domaine viticole et dégustation de vins malgaches.

Route pleine de trous et de bosses, piste de terre pour arriver à Ranohira. C'est éprouvant.

Belle balade au parc d'Isalo : savane épineuse et massifs rocheux.

Je me serais attendue de voir nombre d'animaux en liberté, mais rien de tout cela. Tout a été exterminé, sauf de rares lémuriens.

Découverte d'un lieu paradisiaque : une végétation luxuriante et une cascade d'eau fraîche tombant dans une piscine naturelle creusée dans les rochers. On y passe la journée à se baigner et se dorer au soleil.

Le soleil tape dur, il faut s'en protéger !

Pique-nique fastueux organisé sur place.

Retour en jeep pour Ranohira pour une soirée sympathique à l'hôtel, au Relais de la Reine, un superbe complexe hôtelier avec piscine.

Direction la ville de Tuléar plus au sud, et nuit passée en bungalow très confortable dans un site merveilleux, le Nosy Lodge, en bord de mer. Excursion en vedette rapide jusqu'au village le plus proche, typique de cette contrée.

Puis découverte le lendemain de Fort Dauphin, une ville sans grand attrait et dans un hôtel de moindre confort.

Dans le sud, et hors des villes, les habitants vivent dans des huttes de branchages avec, pour seul confort, une marmite pour préparer le repas, une bouillie de racines. Ils sont assis en rond autour du feu, et ce dans le plus extrême dénuement. Les hommes pêchent à partir de pirogues creusées dans un tronc d'arbre, en s'aidant d'une voile carrée, et un balancier équilibre le tout, fait d'une branche d'arbre.

Il n'y a ni électricité, ni eau. Tout est rudimentaire. On se croirait revenus aux premiers jours de l'humanité.

C'est d'une tristesse éprouvante.

Seuls les lémuriens, rencontrés dans les parcs protégés, se laissent approcher et sont extraordinaires de drôlerie. Ils nous régalent de leurs facéties !

 

Retour à Tana après 15 jours de route.

La lumière nous éblouit, car voilà des jours et des jours que nous traversons des villages engloutis dans le noir absolu dès le coucher du soleil !

Visite du grand marché en centre ville pour quelques achats typiques.

Un voyage surprenant en dehors de toute civilisation dès que l'on quitte Tana ou les grandes villes.

Le soleil a été de la partie tout le long du parcours.

Je suis contente cependant de l'avoir fait. C'est difficile d'imaginer une telle pauvreté.

 

Départ pour Paris et retour dans la grisaille automnale.

 

Paysages malgaches : baobabs
Faune malgache : le lémurien

 

Madagascar et la déforestation au loin sur la colline
le Maki

 

 

le bus : 4 heures pour faire 20 km par des routes défoncées l'épicerie locale : le choix est restreint

 

ambiance du sud

 

le marché .. c'est pas le grand luxe !!

 

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