2006 - Italie : la Côte Amalfitaine (fin mai)
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| Amalfi : une petite ville très attrayante | des points de vue à couper le souffle |
Départ de Verrières à 5 heures 30 du matin. Il fait beau, l'air est frais en ce début d'été, quelques petits nuages cotonneux très haut dans le ciel annoncent une belle journée. Direction Charles de Gaulle.
Midi : arrivée à Naples, et... surprise, atterrissage dans une purée de pois. Le temps de débarquer, de récupérer nos bagages, de trouver la guide et l'autocar, et voilà qu'il commence à pleuvoir. Les nuages sont bien noirs, cela déboussole car nous sommes venus chercher du soleil.
C'est avec ce ciel, pas très hospitalier et sous la pluie battante, que nous traversons une banlieue de Naples assez misérable auquel avec de nombreux embouteillages sur l'autoroute. Nous faisons grise mine.
Après deux heures de route, nous voilà arrivés sur la Côte Amalfitaine : petite route tortueuse, en lacets à flanc de montagne, bougainvilliers en masses odorantes colorées violettes, rouges ou jaunes, mer turquoise, villages accrochés à flanc de collines plantées de citronniers et d'oliviers. Le soleil est revenu et la bonne humeur aussi. Du coté de la mer, la dénivellation est impressionnante.
Nous arrivons à Maiori, station balnéaire qui s'étire le long de la plage et de la promenade de bord de mer plantée de beaux palmiers. On s'installe dans un hôtel confortable pour les sept jours du circuit. Déjeuner un peu tardif et fin d'après-midi libre pour découvrir la ville à notre rythme. Mais la pluie s'est remise à tomber.... Le dîner est sympathique, la nuit réparatrice mais perturbée en partie par un violent orage.
Dès le lendemain nous partons pour une montée vers le Vésuve. Même route que la veille où deux autocars se croisent difficilement, ce qui nous permet d'apprécier la beauté du paysage avec ses tours carrées normandes restaurées ou en cours de restauration, ses points de vue à vous couper le souffle. Il fait très beau.
C'est, enfin, la montée vers le sommet. La route est fleurie par de nombreux lauriers roses, et au fur et à mesure de l'escalade, la végétation se fait de plus en plus rare, les flancs du volcan se couvrent d'ajoncs aux teintes jaune pâle, de buissons maigrichons et de coulées de lave. Les pentes sont totalement dénudées. Le car s'arrête à une plate-forme servant de parking, où se trouvent des petits commerces et une buvette et je peux acheter de jolies cartes postales et déguster un délicieux capuccino.
Les courageux et les plus audacieux s'élancent vers le cratère pour une découverte des parois à pic et des fumerolles qui s'en dégagent dans un décor plombé de cendre et de lapilli. En attendant leur retour, j'écris quelques cartes postales assise sur une terrasse écrasée de soleil.
Pendant la descente vers Naples, la guide nous parle des dernières erruptions, celle de 1929, puis 1944 et enfin celle de 1980, toutes furent dévastatrices. Les vulcanologues surveillent de près le volcan, sachant qu'en cas d'erruption, il sera très difficile d'évacuer la population alentour.
Après le déjeuner, l'après midi est consacrée à la visite de Pompéi. Reportons-nous en Août de l'an 79, et à la terrible éruption qui englouti la ville. . Pompéi fut recouverte d'une couche de cendres atteignant 6 à 7 mètres d'épaisseur. La population qui n'avait pas eu le temps de fuir a été anéantie. La visite des ruines, les corps retrouvés momifiés, donne froid dans le dos. Le site est immense et une partie n'est pas encore explorée, laissée telle quelle pour les générations futures.
Le retour se fait sous une pluie d'orage avec de très jolis points de vue sur le Vésuve, mais, dommage, mes photos seront loupées..
Dîner et soirée sympathiques. La nuit nous sommes réveillés en sursaut par des explosions... Non, ce n'est pas le Vésuve, mais des feux d'artifice !
Le jour suivant, direction Ravello, une jolie ville accrochée entre ciel et mer. Beaucoup de petits commerces et shopping de rigueur pour les fanatiques. Il fait bon, le soleil est chaud, c'est parfait pour un moment de détente à la terrasse d'un café. L'après-midi est consacrée à la visite de la villa Rufolo bâtie au 13ème siècle et qui servit de résidence à plusieurs papes. Des jardins somptueusement fleuris, des terrasses offrent un splendide panorama sur la baie de Maiori et le golfe de Salerne. C'est une splendeur.
Le lendemain, route vers Naples, toujours de beaux points de vue sur une mer d'un bleu profond illuminée par un soleil radieux.
Naples, ville créée par les Grecs, conquise par les Romains. Elle a connu les envahisseurs Normands, Espagnols et les Bourbons, puis, après la Révolution française, le trône de Naples sera occupé par Joseph Bonaparte. La visite du musée archéologique nous permet d'apprécier les collections d'objets et de sculptures trouvées lors des fouilles sur le sites de Pompéi et d'Herculanum.
Nous reprenons le car, direction Herculanum. Les vestiges sont plus émouvants que ceux de Pompéi. Les maisons et les boutiques se succèdent de chaque coté des deux rues principales. Certaines pièces sont décorées de fresques. Il existe même des thermes, modestes, mais bien conservés. Quelques jardins ont été reconstitués. Ils avaient vue sur la mer mais tout sera enseveli par un torrent de boue. Le moindre recoin fut comblé, ce qui permis de retrouver presque intactes les charpentes, les poutres, les portes, les cloisons. La population sera anéantie, rattrapée par le flot de boue alors qu'elle tentait de fuir. On n'ose imaginer qu'une telle catastrophe puisse se reproduire. Et pourtant ..
Là encore, il reste une grande partie à dégager, mais la nouvelle ville étant bâtie par dessus, cela reste problématique pour mettre au jour l'ancienne cité engloutie.
Déjà samedi : direction Amalfi. La côte est magnifique. Visite en cours de route d'une grotte au fond d'une crique rocheuse, boutiques de souvenirs, jolies poteries aux teintes vives. La ville d'Amalfi est d'allure espagnole, ses hautes maisons blanches sont juchées sur les pentes d'un vallon qui fait face à une mer très bleue. C'est la plus ancienne république d'Italie, fondée en l'an 840. Elle atteignit son apogée au XI ème siècle, époque où elle entretenait un commerce régulier avec les ports de l'Orient, notamment Constantinople. Elle possédait un arsenal où étaient construites des galères comptant jusqu'à 120 rameurs, les plus grandes de l'époque. La flotte amalfitaine prit une part importante dans le transport des Croisés. Je n'ose imaginer tous ces bateaux dans la rade.
L'après-midi : visite de Pastum et de ses deux temples grecs dans un environnement champêtre très calme, reposant après le brouhaha des villes.
Le dimanche est consacré à la découverte de Capri. Tout le monde en rêve, depuis la célèbre chanson ! Nous embarquons sur un bateau pour la traversée vers l'île tant convoitée. La mer est calme et certains se rappellent de la traversée si mouvementée en Croatie l'an dernier, où nous avions bien cru couler dans une mer brusquement déchaînée ! Mais là, calme plat.
A Capri, la foule des touristes est compacte, c'est dément ! Visite de la villa San Michèle et de ses jardins. Déjeuner dans un "fast-food" bruyant, rien de folichon. Le temps se gâte. Bizarrement, il fait froid et je grelotte car je n'ai pas pris de pull. Comble d'ironie il se met à pleuvoir des cordes et je n'ai pas de parapluie. Tous les touristes s'engouffrent dans les commerces pour fuir les trombes d'eau dans une pagaille indescriptible.
Cette visite de Capri sera un véritable fiasco. Trop de touristes, trop de boutiques, trop de pluie. Mon rêve est brisé. Nous reprenons le bateau. Le soleil est revenu mais nous sommes tous déçus.
Dernier jour de vacances : direction Sorrente et le cloître de San Francesco. Retour vers Maiori dans l'éclat du soleil de ce début d'été. La vue est magnifique, les collines sont recouvertes d'oliviers, d'orangers, de citronniers et de rochers à l'aspect fantastiques plongeant à pic dans la mer.
Le séjour se termine avec un peu de nostalgie. C'est mon premier voyage en Italie, j'espère y revenir un jour, sans pour autant revoir Capri qui m'a profondément laissée sur une mauvaise impression.
Envol pour Paris et arrivée à Verrières. L'ensemble de nos adhérents semble satisfait, c'est le principal.
Je retrouve mon train-train.. et mes occupations habituelles. C'est peut-être cela le bonheur...
Pompéi
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